‹ L'intendant TournyChapitre 27 sur 198 · I. Il * nu le iii.iii|iii · texte numérisé non relu

I. Il * nu le iii.iii|iii

- Itiquctj mai

lieux 1910 p i

ml de Limoge* • 1 1 1 IH ooi'il 17 il

58 L'INTENDANT rOURNY

quis a'esl pas d'humeur ;'i lui laisser celle première place, dans l'exercice effectif de l'autorité. L'évêque devra se contenter d'une sorte d'honorariat.

M. de L'IsIe du Gast, qui ue manquait pas de prétentions, en sa qualité d'engagiste du domaine et de haut justicier, s'étonna d'abord que Tournv pùl avoir des prétentions supérieures aux siennes. Le débai fui porté très haut, jusqu'à Fleury. M. de l'Isle du Gast avait cru devoir se plaindre au roi d'une ordonnance de l'Intendant qui contredisait certain droit de marché revendiqué par le prélat, pour la cité de Limoges. « Je vous avoue, Monseigneur, écrit l'intendant au ministre, que je fus fort surpris lorsqu'il me le lit dire. . . .l'envoyai sur-le-champ chercher mon subdélégué, le Lieutenant-général de la sénéchaussée, le Procureur du Roi et les Consuls pour m'informer d'eux si je m'étais trompé. Ils m'assurèrent tous que, de temps immémorial, il n'y avait pas été question de marché. Je chargeai aussitôt mon subdélégué d'aller rapportera Monseigneur l'évoque ce qu'on venait de me certifier, et de l'assurer au surplus que s'il pouvait me justifier qu'il eût droit de faire tenir marché dans la cité, je ne ferais aucune difficulté de rectifier mon ordonnance en ce point. Le lendemain ou surlendemain, j'y allai moi-même lui répéter le même discours avec les politesses convenables. Il me parut en être content, et me dit qu'il faisait chercher dans les archives de l'évêché les titres justificatifs de son droit. (Quelques jours après, 6on secrétaire m'apporta un cahier de deux feuilles de papier contenant différents extraits de titres anciens dont le plus nouveau avait environ un siècle. Je lus ce cahier devant son secrétaire à qui je fis sentir que, du tout, il ne sortait rien qui pût être fort utile à la prétention de Monseigneur l'Evêque, mais que pour en mieux juger, il serait à propos qu'on me remît des copies entières de ces titres. Il emporta les extraits, et depuis je n'en avais plus entendu parler. J'avais lieu d'imaginer que Monseigneur l'Evêque s'était rendu lui-même justice, mais je vois, Monseigneur, qu'au lieu de cela, il a eu l'honneur de vous en écrire... Comme je ne tends qu'au bien de la ville, et qu'en l'opérant, je serais fâché de faire tort à Monseigneur l'Evêque, je vous supplie de lui marquer de justifier son droit... Mais j'ai peine à croire qu'il y ait des pièces suffisantes. L'n marché, supposé qu'il y en ait jamais eu dans la cité, ne pourrait y être réta-

«k 1 I ■ ■ • I I [Il '.IMMI

bli, après plus de cenl ;m> cl interruption, qu'en vertu de lettres du Roi, •' >|iii seul appartient el pour loul son royaume d'octroyer el ordonner toutes les foires el marchés Pour soutenir son affirmation, rournj l'appuie d'une citation de Bacquol, chapitrent, De» droits de justice », <-l il poursuit «mi réfutant un ;'i un les griefs de l'évéque, en citant Delamare après Bacquol, en contestant les prétentions de l'évêque, qui ne sauraient tenir devant la souve raineté royale. Il termine ••m quelques phrases relatives a la collaboration nécessaire des autorités. Je sais combien l'union est nécessaire pour le bien «In service entre les personnes qui tiennent les premières placesdans les provinces, el je fais tout ce qui est en moi pour en entretenir une avec Monseigneur l 'Evoque, ilmil les mœurs sonl l'exemple el l'édification de son clergé. ' »

La collaboration des pouvoirs finit par s'établir à Limoges, sur

bases qui rounn réclamait : union | ■ le bien public el sous

la tutelle du r"i. c'est-à-dire de l'intendant lui-même.

Le marquis nei rainl pas d'imposer sa direction à tous, même au seigneur évéque, parce • ] 1 1 ' 1 1 a conscience de pouvoir faire honneur ;'i la tâche qu'il .1 assumée. Il ne plaint pas sa peine. On travaille ferme ;'■ l'intendance, installée ;i l'étroit dans les bâtiments exigus de l'ancien palais du lîreuil '.L'intendant est obligé de s'absenter [uemment, notamment en II;!-.', pour le décès de son I •<•;! upère ' : en 1735, pour la morl de ^;i mère ;> laquelle il était tendrement attaché,1 et encore en 1737 el en 1740 Mais quand il quitte

1 \ lettre ■!•■ 1 oui nj bu cardinal l leur) du

viei auquel l'intendant se réfère, a composé un traité '!>• la police

rn quatre volumes, qui i rail époque

- ir l'ancien palais du Breuil, voir r. Ducouiiieux, Limoge* û

1 r.' L'auteur représente l'intendance comme un ridicule assemblage ,).- p romtnodité el Bouvenl construites en bois On en commen-

ta l.i reconstruction en 1732 . en i^m. le préfet a'j installa

troleur général autorise l'intendant 1 rain je de Nantes, 1

-..h beau père, pai M lettre du 2 mai 1732 \ N., G' 17 II esl

m question d'ui ngé de trois mo - accordé a rournj dans une lettre que

nlroleur général lui adresse le ■ lécembre 1732, V. N.. G ir

- el de la mort de la mère de I 1». voir \\ .<; 52, lettre du contrô-

leui j l'intendanl du 7 avril 17.::. I: \ cabinet dai litres, pièces origi

\ D il lute \ ienne, l. . f* 67, inèbro poui Marie "tnne Lelelliei — Vrsenal, manuscril dit de la Bastille, fr.-m. .11- n ||300 lettre de l'intendant du 9 mai 17.;:. Quand Tournj appril que -.1 mère était Iri-s gravement malade il était lui même assez souOTranl l •■ 1 'avril 1 il demanda un congé de deux mois qui lui lui accordé Vvanl qu'il ail pu partit sa inér.- était mi

60 I ÏN l ENDA1N I I m KW

s;i province ', il sail pouvoir compter sur descollaborateurs émérites qu'il a formés el donl il esl sûr, comme ses subdélégués Maledenl de

l.i ges, Arnaull el Tillel d'Angoulême, son intime ami Jacques

Juge el ses secrétaires de Villarnon el Dupin.

///. — La Direction de Philibert Onv.

Le contrôleur général esl d'ailleurs le premier à veiller au bon fonctionnement du service. Quand Tournv lui demande la permission de s'absenter pour quelques jours, voici quelle esl sa réponse : Sa Ma jesté trouve bon que vousfassiez ce voyage.., lorsque vous aurez disposé les affaires, de manière qu'elles ne puissent souffrir de retardement2 », ou encore : « Le Moi veut bien vouspermcllre de venir vaquer à vos affaires pendant 2 mois, mais j'exige de vous, comme vous me le faites espérer, que vous ne ferezpoinl usage de cette permission que lorsque vous aurez mis entièremenl ce qui regarde le X" en régie, lanl pour IT-'Î I que pour 17or>.:i »

C'était encore le temps où la Royauté étail exigeante pour ses mandataires. Philibert Orrj était un maître difficile à contenter.

D'après sa correspondance, nous voyons que Tournv fut en rapport, comme intendant de Limoges, non seulement avec le contrôleur général, mais encore avec les intendants de finance-, comme Trudaine, avec Saint-Florentin pour l'administration générale de la province, avec d'Aguesseau, le chancelier, pour certaines questions judiciaires, et enfin avec le cardinal Fleury, quand de hauts personnages étaient en cause. De tous, c'est sûrement Orry qui en impose le plus.

Autant qu'on peut en juger, Saint-Florentin ne suit de très près ni les affaires d'administration, ni les administrateurs. Ses inler-

1 Le 8 décembre 1736, le conlrôleur général accorde encore trois mois de contre -i h h i nu. i mu i- lui permettre de venir à Paris arranger des affaires de Famille. A. N., G' 53, lettre du contrôl général à Tourny. Tournj écrivait le 12 avril 1 740 :

Je pars ces jours ci pour aller passer en Champagne 15 jours, de Façon que je n" serai de retour à l' iris qu'jj la lin de ce mois, document cité dans le Bulletin de ta Société archéologique du Limousin. I. lvim 1908. |> 568

2 \. N i< 17. lettre du contrôleur général à Tournj du 2 mai 1732

•i \. N., G' 52, lettre du contrôleur général à Tournj du 7 avril I7:;r.

\ ! Il M

veillions -mil brusques comme des boutades II unrail tendance

• métier de l'empiétement des c inissaires départis II lour

décoi'lioà plaisir ii ii mauvais complimenl . il aime les surprendre en

> 1 1 1" . une IV mine mar csl mise au couvent. Les motifs

invoqués par le mari ne semblent pas suffisants ru ministre . i|

idrail en savoir plus long el il afTeotc de supposer que rourn\

riait le fond •!<• I uITi Il s'empresse de lui écrire ■■ \ <»\- en

èt( - sans doute instruit, puisque le sieur de \'><- oulin expose

que vous I monseigneur l'évoque île Limoges avez déjà fait

lire -.> t • - ii 1 1 1 1 • - .ni couveul Je présume même qu ils devaient

être pressants puisque vous ivcz pris ce parti sans demander les 01 dres du li"i qui -< >ti l cependant nécessaires au défaut d'autorité de justii •

I es lettres de >l Vguesseau el de Fleur} n'onl pas ce Ion de dé

fiance La manière • !<■ ces ministres est | » I ■ • — ■ <l :c . il> ~< > n I très

paternels. • >n ;i vu en eux les plus constants protecteurs de lum ny. ' II- semblent avoir pu l'être D'Aguesseau, très préoccupé de

- projets de réformes, témoigne au marquis la plus grande con liance ,el l'intendant est toujours empressé ;'i prendre conseil du chancelier gluant a Fleury, on l'a trop ebansonné peut être ; on a trop médit de l'insigne faiblesse du père Barnaba ' Le bon lin. il -ul mettre de la vigueur ;i défendre Tourny, même contre desévéques, même contre M de l'isle du Gasl

I) Vguesseau el Fleur} sont de bons directeurs pour le marquis, mais ' trrj n i pas ^>ti pareil II se connaît en fait d'administration, comme en fait d'administrateurs. Il suil les affaires, comme il suil les hommes. Il esl exact el ponctuel »'l il met, bon ^i-<- mal gré, les intendants a son école, à commencer par I rudaine son adjoint, cl par le marquis de I ourn\ . ->mi lointain collaboraleui

I \ \ n i ;■» . ■ i -- 1 .-- ■ lie n imii- lénelle .i rourny du 24 avril 1742.

i xxxvii, p .'•. le Viogrnpht bordi D II ••>!•■ \'i.-i tin i Tourny du A jonviei 1740. Voir sur d'Agues

1 1 Chant elier ■ / lj/i vol.,

-il- i i appclei ce i île .1 tgu

donc utile i loua les lioin a el nécea m. min.- public La

philosophie dirige chea lui l'élude de l'histoire, el l'élude de I lu-iiiip li philosophie L'histoire développe hien plua clairemenl la nature de 1 homme que lu philosophie

i Cf. sur Fleui lu marèch ielieu, t. i, p 318 <i les

17 acptemhr i i. A. AIT. éti lettre du i • du l té\ i ici i

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