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\ n n OU lettre de Saint-Florentin à rourny du 29 octobre 174 lu conlrùlcui généi
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pourvu de la connaissance de la cause, le commissaire départi réunil son tribunal : il se fail assister des officiers du présidial, du lieulenanl général, el il n'a garde d'oublier Jacques Juge, procureur el avocat du roi '-'. La sentence '•-! prononcée ensuite ; elle est toujours fondée sur des considérants qui font loi. 11 ne pu mît pas que r/ournj se soit laissé impressionner ou fléchir. Il condamne, sans hésiter, les dames religieuses de la Visitation de Limoges, loul comme la sœur de l'évèque Monseigneur de l'isle du Gast :t. La question de compétence semble seule le troubler quelquefois- Un peu de métier lui manque : il n'est pas très sûr de son rôle, niais il a tôt fait d'en référer à d'Aguesseau pour plus de sûreté. Il écrit un jour à M. Juge : <■ Avant de vous écrire, je cherchai à en pailer à M. le Chancelier, pour être plus certain de ce que je pensais déjà » el encore : « A l'égard du doute où vous êtes, si le cas est présidial ou non, j'y trouve la même difficulté... Comme ce n'est pas là chose où je doive décider, et que je puis me tromper, M. le Procureur du Koi agira plus sûrement en écrivant à M. le Chancelier el lui demandant des ordres 4. »
Tourny n'éprouvait peut-être pas encore un goût très marqué pour ses fonctions d'intendant de justice. 11 fut appelé à les exercer en dehors des évocations, à propos d'une réforme générale des cours inférieures que projetait le chancelier. La tentative était intéressante : il s'agissait de remédier au « dégoût presque général pour les charges de judicalure » ; on comptait trop d'offices pour trop peu d'officiers. D'Aguesseau adressa aux intendants un questionnaire disposé en colonnes. 11 leur demandait leur avis « sur les meilleurs moyens pour établir le meilleur ordre dans cette partie de l'administration de la justice et à remettre les charges en
1. Ainsi pour Jacques Durand de Mésj el pour le sieur de Launay, dont il est question plus haut .
2. Deux exemples A. N.,0* 587, 29 juillet 1733 et 17 mars 1742, minutes de jugement .
3. Condamnation des religieuses de la Visitation, A. N., <)' ôS7, 17 mars \74'i, m ii ml c de jugement; décision contraire à la sœur de l'évèque ,A. N.,01 Ti87, 10 juillet 1741, minute de jugement .
I Lettre de T n\ ,i M. Juge, dans le Bulletin de lu Société archéologique du
Limousin. I. LVIII, 1908, p. 572.