‹ L'intendant TournyChapitre 31 sur 198 · I. INTENDANT ni I M POI II I · texte numérisé non relu

I. INTENDANT ni I M POI II I

dil par les voies les moins onéri Roi, au public el

officiel -

N.hi^ aurions voulu connaître l'opinion de Tournj Nous savons seulement qu'il s enquil auprès des sénéchaussées el des prési dinux; ime il n'avait pas grande confiance dans leurs

lumières, comme il hésitait peut-être aussi sur l'avis à donner, il -•• retourna encore vers M Juge, plus compétent que lui même h tous les officiers Comme je pense que la besognent sera [> i- bien faite de leur part, lui écrivit il, un n'aura pas grande exactitude je souhaiterais qu'elle passât par vos mains avanl de me re\ enir

//. La Police.

I < ni in \ semble mieux fail pour exercer ses fonctions d'intendant de police; il s'j ^-nt peut-être plus sûr, féru qu'il est de -~"n

Delamare où il trouve une réponse à tout ; et puis il aime mieux administrer que jugei II est dans son élément quand il agit, quand il exerce sa volonté, quand il prend des initiatives La justice, où l'on épilogue, n'a qu'un bien petit domaine et bien aride auprès de celui de la police, qui esl immense el qui est fécond.

Delamare il faut \ revenir, puisque Tournj -•• plongeait souvent dans ^;i lecture — Delamare ;i écrit sur la Police quatre énormes inquarto, ^.m^ pouvoir achever son œuvre II se proposait d'écrire ii 1 1 traité complet, <li v i -..'■ en 12 chapitres intitulés : de la Polii e en éral, de la Religion, des Mœurs, de la Santé nous dirions de l'Hygiène), des Vivres, de la Voirie, delà tranquillité publique, des Sciences el Vrts libéraux, du Commerce, des Manufactures el Arts mécaniques, des Serviteurs domestiques el manouvriers, el enfin de la Pauvreté ' In ;i eu raison de soutenir que la police pouvait

I V. D.. Haute-Vieoni ipie de la letti ite pai l'A guesseau à Tournj

' > janvier 17 1<>.

.' Lettre de rournj à M Juge du 27 mars 1740 dans •

! L VIII, 1908 l esl après avoir reçu le travail <lu pré i el de ii sénéi b lussée de Limoges que I intendant ronfle .i M. Juge le soin le tnjler celui des justices ressortissantes aenl I nj n'étail

I ivi ENDAN1 rOl HM

comprendre pour un peu l'administration toul entière1. Sur certains points de cette administration, l'action de l'ournj fui si personnelle el si originale qu'elle mérite d'être étudiée à part, dans le détail. Qu'il nous sulfise de savoir, pour ! instant, comment il ;i exercé la police de surveillance.

Tandis que, en matière judiciaire, il ne se préoccupe pas outre mesure d'obtenir des arrêts d'attribution, parce qu'il ne voit pas peul être toul le parti qu'il pourrail en tirer, !<• marquis n'attend pas le momenl de mettre en œuvre ses pouvoirs de police ; il les étendra même, au détrimenl d'autrui, <■( contre quiconque voudra lui barrer le chemin.

Le marquis n'a pas de cesse <|u'il u'ail réformé toute la police de Limoges. Il y a urgence, a-t-il l'air de dire à Fleury, et il semble même ajouter : « Heureusement que me voilà ». « Limoges, écrit-il en propres termes, Limoges est une grande ville fort peuplée, dans laquelle la police n'a jamais {''té établie de la façon que le sen ice du Roi el le bien du pays le demandent. Il a même toujours paru aux habitants si peu praticable de l'y introduire, que c'esl parmi eux un dictum commun qu'un Limousin a policé Paris, mais que toul Paris ne policerail pas Limoges 2. » Les Limousins s'abusent, et Tourny. qui est parisien, va le leur montrer avant peu.

Limoges a un lieutenant général de police, Roger des Essards. Tourny lui laissera l'initiative des mesures à prendre, tout en ramenant à reconnaître « que les obstacles avaient besoin d'une autorité supérieure à la sienne el qu'il étail nécessaire que les règlements parussent partir directement du commissaire du Roi. » Le commissaire se propose d'intervenir en personne, en s'inspiranl d'ailleurs — il le dit — de l'exemple de ses prédécesseurs. Mais il ne se contente pas de rendre des ordonnances, il crée des faits; il établit, pour veiller à l'exécution de ses ordres, des commissaires de police dans chaque quartier de la ville. Dans la cité, l'évêque croit être le maître : mais Tourny le trouve encore moins qualifié pour exercer la police que Roger des Essards, le lieutenant général. La police de la cité est trop au-dessous de celle de la ville pour n'être pas réformée. En conscience, l'intendant va être

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