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obligé de - acquitter «I le de I.- \. .-. j i n- \ mis entendez, Mon
gneur, écrit il nu cardinal l'Ieury, que si je n'\ avais pas l'œil, il me sérail impossible de rien faire d'ulilc pour la ville. Le désordn
nerail d'un côté, pendanl que \'\ remédierais de l'autre
D'ailleurs, c'esl un des objets de notre ministère d'entretenir •
provinci néral et <-ii particulier, dans la police où elle doil
Il continue donc d'exercer son ministère, en nbondanl toujours dans son sens II ne délivrera pas de commissions "Mi cielles de commissaires de police aux agents donl il se scrl pour \,, cité; Il les proposera ;i l'évéque, cl ensuite il !>■-- nommera \
iul ci'- ronds spéciaux |> ■ l<- service <|u il réorganise, il \ em
ploiera le produil des amendes |>i"i ;ées pai les coi ssai
de police, même quand ils verbaliseronl sur le territoire de la cilé '.
L'évéque conserve certains droits, mais l'organisati le la
police s'acbève. Aux buil commissaires de la ville, rournj ajoute des huissiers el voici le libellé de la commission qu'il leur délivre: Élanl m orme que dans la \ ill>- de Limoges, il n'j a aucun buissier de police pourvu des ebarges créées par édil du mois de novembre 1699, el qu'à leur dé fa ul les commissaires par nous nommés
ne peuvent faire arrêter les pers tes qui tombent en conlraven
lion, ni mettre à exécution les ordonnances rendues sur le fail de
la police, ;'■ quoi élanl nécessaire de | 'voir, nous avons c mis
■ •I commettons le nommé Jacques Bouriaud, habilanl de celle ville, pour Faire les fonctions d'buissier de police dans la \ ille cl banlieue de Limoges Ordonnons qu'en celle qualité, il prêtera sermenl entre les mains du sieur lieulenanl général de police de celle \ ille,
lisant jouira des mêmes privilèges el exemptions donl auront joui les titulaires de pareils offices Lui enjoignons d'j vaquer exactement el d'exécuter les ordres qui lui seront donnés tant par
ledil lieutenant général que par les commissaires que i s avons
nommés pour l'exécution des ordonnances qui "iil été ou seront rendues sur le fail de la police Vuberl de ["ouraj
1 Les citations sont empruntées à la lettre de Tournj a Fleurj \ \
I historique ■!«• la question se trouve dans un Mémoire - n les droits el privilèges de la cilé de Limogea rédigé vers 1735, au
— i « j •- 1 •! il' ilion 'i'" - éleva entre I évèque •><■ I imogi - el 1 intendant, | r
p la police \ h Haute \ ie '
2 \ l' . Haute-Vienne, C 176 17 septembre 1732 commission d'Iiuissiei sut papiei i en lèle de I ournj
Limoges es I ainsi pourvue, tout comme nos villes modernes, d'un personne] de police Lrès complet, avec une sorte de commissaire central, qui esl le lieutenant-général, des commissaires de quartier qui onl pris le nom de commissaires de police, el îles serments de ville, que l'on appelait des huissiers. Ce personnel parai) nombreux, maisTourny trouve à l'occuper; en le chargeant de faire appliquer les ordonnances qu'il promulgué.
La première en ilale est du 17 décembre 1731. Elle a pour objet principal < d'empêcher les aubergistes, cabaretiers, rôtisseurs, revendeurs et revendeuses d'aller au-devant des denrées et de les acheter sur les chemins ou dans les rues... Le désordre était sur ce point si grand qu'on ne trouvait presque rien de tout cela ihuis les marchés et que les bourgeois étaient obligés de l'acheter de la seconde main à un prix excessif' dont ils se plaignaient beaucoup1.» Tourny veut remplir le marché et donner satisfaction au consommateur. En conséquence, les paysans devront vider les rues où ils vendent : ils se tiendront à la place des Bancs et " au lieu appelé le Gras » : les aubergistes, rôtisseurs et revendeurs ne pourront acheter qu'à partir d'une certaine heure, pour que les bourgeois aient le temps de se fournir tout d'abord. Le produit des amendes reviendra pour moitié à l'hôpital.
Plus tard, Tourny s'en prend aux boucheries. Après avoir consulté le présidial, les officiers de police et les administrateurs de l'hôpital, il enjoint à Roger des Essards de veiller à l'application des règlements sur la vente des viandes en temps de carême. Les hôpitaux seront seuls autorisés à s'en pourvoir. Ils bénéficieront des saisies et des amendes dont pourront être frappés les contrevenants. La consommation delà viande doit rester le privilège des pauvres, du Carnaval à la fête de Pâques'2.
Une autre ordonnance, aussi importante, est datée du '11 mars 1736. Elle réglemente la mendicité. Depuis quelque temps, le nombre des pauvres se multiplie; la plupart paraissent « adonnés par fainéantise à la mendicité... Beaucoup d'entre eux, après avoir
1. L'ordonnance du 17 décembre 1731, qui figure dans les archives de la Haute- Vienne, C 54, se rencontre aussi à Paris, où elle a été envoyée par Tourny comme
pièce justificative, dans sa discussion avec l'évêque. Cf. A Aff. étrang.. France. 1652-229.
2. A. D., Haute- Vienne. C 55, 13 février 1741, ordonnance de Tournv.
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incommodé pendant le jour le |>ii!>lic- dans les églises dans les
rues, aux portes des mais ■ r excilé la rouipnss par
des plaies feintes ou des figu -. passent dans la
débauche une partie des nuits Des épidémies sont à craindre, -i le nombre des mendiants - D'autre part,
• harilé ne manquerait pas de se rc roidir, si on lui laissait i « -« * | ■ d'objets parmi lesquels elle ne put distinguer. En conséquen
tous les pauvres de Limoges ville, laul r^ et cité ■■ devront se
retirer par devant les curés de leurs paroisses qui attesteront s'ils ont droit 6 une autorisation de mendier Les mendiants aulorn porteront sur I épaule droite un morceau de drap rouge taillé en tonne de cœur, avec un M roui individu qui mendiera sans auto
risalion sera emprisonné, puis expulsé de la ville. Tout ndianl
arrivant 6 Limoges devra aussitôt faire sa déclaration, et son logeur sera astreint a la même formalité '.
I ne dernière ordonnance, datée du 30 décembre 1711. a trait au nettoyage di Elle est signée Roger des Essards, mais il ne
peut pas être douteux que Tournj l'ail inspin
Le marquis entreprit-il de réformer la police ailleurs qu a Limoges .'Il ne le semble point. Ses interventions se produisent
d'ordinaire seulement en exécuti l'instructions ministérielles
Le ministre I i n v î 1 1 - ;'i procéder ;'i des adjudications, à des saisies ou a des enquêtes Ces enquêtes sont ouvertes contre les religion naires qui s'agitent . contre <\< •■» Jansénistes impénitents '. contre des juges de police dont on se plaint5. Elles peuvent concerner
aussi un particulier qui a la tête malade ' . un Dis révolté, me
veuve qui veut se remarier7. Tournj passe d'une affaire à l'autre
I \ |> Haute Vienne, C 360, 27 ordonnance de ["ourny.
h . Il i . lécembrc 1741, ordonnance de rournj
\ \ •< ; • ettre de Sainl M nlin a Tournj
l. Il s'agil de ssenc de S > i arsenal manuBcril de
n mai - el iv i il 1735 I attitude de
l'Miiin démontre qu'il ne prenait pas grand intérêt i la question II <■*! plus
l - .- 1 1 1 . .- de partii poui Paris que de poursuivre l'enquête contre les prétendus
clie i -"n subdélégué M de Maleden.
i. A. M • êvriei 1742, lettre du contrôleur général à I in
8 \ n ^ 1 1 ••' 19 d mbre 1711, lettres I rournj l imenls
limousins Gironde
\ s U tembre 1741, letlre de Sainl Florentin à rourny.
72 i i \ 1 1 \i>w i iumin>
après avoir adjugé uoulin ', il fail enfermer un suspecl, mel
tel autre au couvent, obtient la grâce d'un troisième. A son tour, il informe le gouvernemenl des scandales à poursuivre, comme celui de Monjovis, donl l'ermite, s'émancipant un jour, oublia de mourir en odeur de sainteté, comme le voulail la coutume8.
///. La Tutelle des Communautés.
Les intendants étaient assez puissants, el le mol de police étail assez large, pour qu'ils ai<'nl pu englober dans la même rubrique la tutelle des communautés. Il y avait là pour eux, au moins au XVIII0 siècle, comme un domaine à par) où leur activité se donnait libre cours.
Le mot il»- communautés s'entendant aussi bien des communautés de paroisses et des communautés d'arts et métiers, la tutelle de l'intendant s'exerçait sur toutes à la lois.
Tourny eut ainsi l'occasion de contrôler les statuts des chirurgiens, des teinturiers et des boulangers de Limoges. Dans les statuts de ces derniers, il trouva beaucoup à redire. <• tant pour la police intérieure delà communauté que pour l'avantage du public ». A la suite d'une réunion où collabora l'intendant, un projet de réforme tut adopté, et le Bureau du Commerce ne fit pas de difficulté pour l'admettre 3. Les boulangers avaient été sages de mettre l'intendant de moitié dans leur discussion. Il n'en fut pas de même pour les teinturiers « du grand et du petit teint », qui virent leurs délibérations cassées 4. Quant à la corporation des chirurgiens, elle se montra si divisée, si turbulente, que Tournj éprouva sans doute quelque velléité d'intervenir. Réflexion faite, il se contenta d'en référer à M. delà Peyronnie, chef des statuts
1. A V. E 2202 V.4 octobre 1741, arrèl ordonnant que, par Tourny, il sera procédé à l'adjudication définitive du moulin de ta Marche, paroisse de Lussac-le- Châleau.
2. Cf. sur l'ermite de Monjovis. Leymarie, Histoire du Limousin, t. II. p. 177. et A. D., Haute-Vienne, registres consulaires de Limoges, t. Y. \>. 150, lettre de Tourny aux consuls de Limoges, 9 mai 17-13.
3. A. N., F'-' 82, 5 mai I73">, décision du Bureau du Commerce. Cf. Levasseur I lis lu ire des classes ouvrières, t 11, p. 465.
f. A. N., F'- 89, 12 juillet 1742, décision du Bureau du Commerce.
el privilèges de la Chirurgie • 1 * ■ royaume, pour qu'il voulûl bien prendre sur lui de mettre ses confrères ïi la raison '.
Les communautés de paroisses, les moins unies, devaient aspirer
la paix de l'Intendanl . m >ins autant que les communautés
d'arts el métiers ; mais certaines d'entre elles échappèrent diffici leraenl aux intrigants don) elles étaient la pi
Vngoulémc, entre toutes, se signale par ses divisions l n édil du mois de mai 1710 > avait établi une juridiction consulaire, Fonctionnant > l'instar de celle de Paris. En 1731, un certain I énnull \«>iiliii faire admettre, comme membres de celte juridiction, deux consuls de plus que les règlements ne le permettaient. I i - anciens juges • l consuls el les marchands de la ville, qui étaient les électeurs ordinaires de la juridiction, s'efforcèrent de mettre en échec la tentative de Thénault, <■<> obtenant de l'inlen dant qu'il empêchât les élections d'avoir lieu. Tournj ne crut pas pouvoir les interdire: il les maintint, mais avec celle réserve expresse qu'il ne s'j passfil rien <l<- contraire au règlement surtout quant au nombre Thénault tourna la difficulté: il fil élire à la place de I" im:'- et consul un certain Fauconnier, déjà consul, que les règlements devaient taire exclure du scrutin. L'on se plaignit de nouveau à Tourny, qui prit, celle fois, une mesure radicale : il annula le résultat acquis, el ordonna au corps des .'t<> électeurs de procéder à un nouveau choix Fauconnier Be démit plutôt que de déférer à cet ordre. L'affaire tournant au scandale, l'intendant en référa au Bureau du Commerce, en vue d'obtenir un arrêt cassant el annulant l'élection de Fauconnier el ordonnant que dans les '■'• jours que l'arrêt sera communiqué aux anciens — >-l consuls el marchands d'Angouléme, il- s'assembleront •• i l.i m • ïoulumée pour élire un premier juge el consul à
la place du sieur Fauconnier
L'arrêt fut prononcé. Tournj manda les perturbateurs par devers lui. Il crut bien faire de ne pas infirmer les jugements rendus par Fauconnier. Ileullorl; car les cabales continuèrent. Fauconnier