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el Thénaull, à qui s'étail joinl un certain Conché, se flattaient maintenanl de faire rentrer leurs créatures dans le corps électoral. Personne n'j pouvait mais.... Le Parlemenl de Paris rendil en vain deux arrêts datés du 19 décembre 1732 et du 13 décembre 1735. Le Bureau du Commerce étaif désarmé. Pour avoir la paix, le contrôleur général lit renvoyer l'affaire à Tourny avec tout pouvoir pour en connaître '.
Le marquis se garda bien de négliger ce précédent. Il y trouva un prétexte pour intervenir dans les affaires îles communes el il se regarda dès lors comme investi officiellement de la tutelle des communautés de paroisses. La plupari étaient moins divisées qu'Angoulême. Il eut moins à y batailler, mais son influence s'y lit loul de même sentir.
Dès 1731, le secrétaire des commandements du prince de Rohan deVentadour, seigneur de Meymac, croit utile de rappeler à l'intendant que le prince est « en possession de nommer chaque année pour consul de .Meymac qui bon lui semble ». comme si Tourny faisait mine d'empiéter sur ce droit seigneurial '2. Il est vrai que le marquis ne se l'ait pas taule d'intervenir à Tulle, pour l'aire élire des collecteurs, pour empêcher l'élection des consuls, et pour autoriser un impôt destiné à couvrir les frais du logement des troupes 3. A Limoges, c'est bien mieux encore : l'intendant s'y trouve tout à fait chez lui. Non seulement il fait surseoir aux élections, notamment en 1734, en exécution des ordres du roi ', non seulement il persuade à la Commune de s'imposer pour l'organisation des >ecours en cas d'incendie '. mais il s'acquitte dé son rôle de tuteur d'une façon plus directe encore. Il sert de médiateur
1. Sur l'affaire des éjections d'Angoulême, voir A. N., F12 79, 7 février 1732, rapport de M. de Levignen avec décision ilu Bureau et arrêt du Conseil du 17 février 173',' — et A N.. I M. "> décembre 1737. requête des bourgeois, anciens juges et consuls notables d'Angoulême, avis de Tourny et arrêt du Conseil du 10 décembre 1737.
2. Lettre du secrétaire, datée du 9 novembre 1731. citée dans \e Bulletin de la Société archéologique de la Corrèze, t. IX, p. 105-6.
3. Cf. René Fage, La rie à Tulle. Paris. 1902, p. 380 et 395, d'après A. C, Tulle. B R 3.
4. A. 1).. Haute-Vienne, registres consulaires île Limoges, t. IV, p. 407. délibération du I décembre 1734.
5. A. D.. Haute- Vienne, registres consulaires de Limoges, t. IV. p. 368, délibération du 15 décembre 1730. et \. N.. li 16, 26 mars 1731. lettre de Tourny au Contrôleur général.
quand l'abbcsse delà l\ il un affront nu corps de ville ' . il
désigne un prédicateur ipiand les consuls ne saveul pas se mettre d'accord pour l>- choisir •' : il impose sa paix nux officiers qui se disputent. Un certain |our, le 23 juin 17 lu. a la procession de l'Octave du ts ~ renient, le Sieur Petit, capitaine de ville, pré lendil avoir la préséance sur les gardes du gouverneur el du licule nanldu roi. On conseilla n Pelil de céder; ils'obslina. On l'enferma,
il jura l 'n le délivra, il jura encore. On l'enferma de veau, H
beurla les portes, injuria les consuls. Finalement, ceux-ci lerévo
quèrent. Mais Pelil s'élanl amendé, l'inlcndanl inlervinl | ■
obtenir sa gi Ice, de Façon que < ledil Pelil demeure noi i, du
consentement de M le Procureur du Roi el sur sa conclusion, h la place de capitaine de la maison de \ ille, vacante par la destitu lion <!<■ sa personne
Bullt - ligue du Limout n, I I \ III. 1908
1res consulaires de la ville de Limoges i IV, p 134
v II en est ainsi en 1736 el en 1738 CI \ D., Haute-Vienne, registres consulaires de la ville de Limoges. I IV, p 115 is février 1736, décision de Tourny, écrite gui le i ■ main môme de l'intendant, el I IV, p 121 » janvier 1738
autre décision
\ i ■ Haute Viei registi es consulaires de la villi oges, t. IV, p i ■.