CHAPITRE VII
La Crise des Subsistances
I. Les misères du Limousin. II. Les Conseils du Contrôleur Général. - III. Mesures d ' Assistance. IV. Le Ravitaillement. - V. Le retour de l'abondance.
/. - - Les tJtâisères du Limousin '.
Avant île penser à enrichir sa province, avant de lui préparer un essor économique, dont elle ne pouvait tout aussitôt ressentir les effets, un intendant de Limoges avait pour premier devoir, outre l'exécution des ordres du Roi. de soulager les misères du Limousin, misères presque permanentes, et qui appelaient des remèdes immédiats.
Les premières années de l'intendance de Tourny furent, il est vrai, exceptionnellement heureuses : le froment et le seigle se vendirent à des prix modérés; le froment que l'on avait payé à Brive jusqu'à 9 1. 5 s. le setier en 1631,. 7 1. 15 s. en 1712,51. 10s.
I . Cf. René Fage, Les Calamités publiques en Limousin, dans le Hullelin de la Société archéologique du Limousin, t. L, p. 28 à blO.
en 1725 ••! ."• I 6s en 17*28. rev<»nnil en 1730 à M r>s.,en 173 3 I 12 s. 8d., en 1732 u 3 I II s. 4 d., ri en I 10 I •
fléchissement des |>n\ -•■ maintient encore en 1 T' 1 1 I le ■ e Fait, !<• Limousin semble renaître n la \i<-, el l'inlendanl -> trompe, Il
• distraire de I assistance certains Fonds ■ | u<- rérli
lanl l'hôpital de Limoges esl rempli d'indigents; la maison de refuge qui en < l< - j >• • r 1 1 1 csl dêlruile par l'incendie J. quel ques mois plus lard, le Feu ravage encore loul un quartier de la basse ci lé de Limoges D'autre pari, la récolte n'esl |>a- bonne partout, <>ii signale des paroisses grêlées près de Limoges cl dans l.i Man lu- ' An li'-u il<- pouvoir envoyer des subsides au li"i pour l.i conduite de la guerre de la succession de Pologne, l'inlendanl
de I. ges esl réduil a lui demander des secours el des
diminutions d'impôl En 1735, les paysans de l'élection de Brive se trouvenl dans la situation la plus malheureuse . Lan d'après, l>>uni\ rend compte au contrôleur général des ravag causés par des maladies épidémiques dans une vingtaine de paroisses Orrj déclare ne pouvoir soulager ces misères Le Roi, écrit-il, n'entre poinl el ne pcul entrer dans ces sortes de dépenses, el c'est aux seigneursdes paroisses affligées de la maladie épidémique el de la disette à secourir ceux de leurs habitants qui 9onl dans le cas d en avoir besoin
A partir de 1736, la hausse se Fail sentir sur les grains, sur le froment et sur le seigle En 1734, le setier de fr enl vaut 3 1. 10 s,
Brive ; en 1735, il passe à 3 1. II-. 1 d.; en 1736, à II 10 s en 1 T-'tT . !■• taux redescend à II : l'année suivante, il remonte brusquement a 51 11 - Dana le même temps, le setier de seigle
I Cl l'évaluation, d - - crains de la ville de Brive depuis 1614,
- le Bulletin le - Hfique, hitloriq jique de la
\ h Haute \ ienne, supp i i f"
mention de cel incendie dans la lettre du contrôleur général A Tournjr, datée d \ N G 19
i i.f lettre du contrôleur général à rourn) du27i 1733, \ N.. G1 19, cette
lettre esl te ,1 une Iressée par l évêque ,lc- Limoges, pour
• >lit»-ii i r un moins-im|
5 On trouve i wtion des paysans di l'élection de
Brive dans l'arrêt du 29 novembre 1735 qui i l< Brive une surchai
d'imposition, pour bal im er le moins imposé accordé atu campagnes \ n