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vainement à secourir le peuple ; on n'avail pas confiance en lui En 1733, quand les administrateurs de l'hôpital de Limoges lui
lient demandé compte d'une dette de 60.000 livres, contracl envers l'hôpital pari Vssembléi île du clergé, l'évéque, qui
passai) }>• >i ■ rt n n t pour charitable, avait tourné 1>- <l<>~ en s'écrianl
Dites i ci a Messieurs que je suis bien leur serviteur, que je Buis le père du clergé, le père des pauvres, que je m opposerai autant que je pourrai. Je ne veux pas envoyer mon clergé ;i l'hôpital Était-ce plus qu'une boutade? Quoi qu'il en soit, les administra leurs rebutés se tournèrent vers Tournj et Monseigneur de l'isle du <i;i-i fui t-n bulle aux rancunes du public En 17:ts. le prélat eut beau montrer le plus !"•! exemple, nourrir, jusqu'à cent pauvres pendant trois mois, faire vendre Paris toute >a vaisselle plate !>• >nr multiplier ses tumônes, le public prévenu ne désarma point Les malheureux que l'évéque nourrissait avaient peur d'être empoisonnés; le prélat se vil réduit, pour les rassurer, a goûter le premier devant eus la soupe • 1 1 1 ' î I leur faisait servir. L'émeute grondait . des attroupements se formaient à tout instant, à tout propos La vie de l'évéque fut un jour menacée2. Des mesures de ré|ires>i<ui s'imposaient <-n même temps que des mesures d'assis lance.
L'intendant, revenu d'Angouléme, cri- ml ces mesures aussitôt. Il lance des avis prévenant les pauvres de la ville, des faubourgs et de la cité qu'ils sont compris dans l'état '1>- distribution de nourriture. Quelques jours plus tard, il leur fait distribuer des billets de charité. Un arrêt 'lu Conseil d'Etal intervient a |>p>|mis. le 21 juin 17:;-- bientôt suivi d'une ordonnance La inaré<liau>sée aura
mnaltre désormais de ■ tous attroupements, de toutes émeutes et séditions. Comme !<• moment de la récolte approche, et que la campagne manque de bras, inudi> que l'épidémie menace les \ ill<-> surpeuplées, les pauvres quitteront Limoges, ils seront i«'- p.i rt i entre les paroisses, nourris <-i logés, i omme le soldat, che2 l'habi tant, chez les privilégiés, comme chez les nmi |»rivilr^irs. Les uns et les autres auront a se partager les charges à proportion de
l v i> . Il iule \ ienne, E 1,1 -
• Communication de M. Demartial dans le Bulleliii
l.\ III, 1908, p . res de la
ville de Limoge» t IV, p i.'i noie au baa de la |
I INTENDAN RM
leur revenu. Les secours distribués aux pauvres devront être suffisants e La Dourrilure des pauvres ..Ta au moins de cinq quarterons de pain ou alimenl équivalent. . L'assistance, imposée à lous es) organisée comme un service public: . En .-as que quelques uns des particuliers chargés de pauvres par l'état de distribution el en leur absence leurs fermiers ou régisseurs fassent difficulté de leur fournir ladite nourriture, le syndic et les six habitants de la paroisse vivant -le leurs biens, les plus hauts en laille seront tenus de l'avancer, sauf leur recours contre lesdits particuliers, fermiers ou régisseurs, qu'ils pourront contraindre au aiemen| par saisie el exécution, un établissement .le garnison, , quoi nous 1- autorisons dès a présent.» Non seulement les indigents sont imposés a leurs hôtes un peu comme des garm- 5aires, mais de vrais garnisaires seront imposés en outre aux notes récalcitrants. Ceux qui nourrissent des pauvres sont autorisés ii 1- faire travailler, à condition de leur donner un sala.re, en plus ,1e la nourriture qui est un dû, alloué sans compensation. L'assistance par le travail se combine avec la pratique imposée
des secours mutuels l.
Comme si les pauvres ne se décidaient qu'à contre-cœur à quitter Limoges, une nouvelle ordonnance intervint le 25 juin, pour hâter leur e ;ode. La récolle va commencer; les pauvres trouveront aux champs du travail pour gagner leur vie ; ils ne doivent pas s'accoutumer à la mendicité, se dégoûter « du travail auquel ils sont destinés ». D'autre part, la ville est encombrée ; les épidémies sont à craindre; la multiplication des aumônes a épuisé les ressources et la charité des bourgeois. En conséquence, les pauvres étrangers el valides devront quitter Limoges dans les vingt-quatre heures '2.