IV. Le Ravitaillement
\ supposer qu'elles aient eu leur plein effet, les mesures de répression et les mesures d'assistance prises par Tourny ne pouvaient suffire à ramener l'abondance.
! v |, . Haute-Vienne, C 360, ordonnance de Tourny,-1739. •> ibidem, nouvelle ordonnance.
La récolle de 1T leilleure que In précédente
Ejle lui vile consommée •!<•-. le mois de février 17:.'.'. les propi la ires pouvaient .■ peine nourrir leurs un Des coinmunaulés
comme \ te, St. I d et S lunien ri J leurs grains
au joui le jour Les nts >l Vngouléme ne parvenaient |>.i-
ivilailler ■ < eux seuls la pi -"il qu ils ne fussent plus favo
urs opérations, -"il qu'ils en eussent même abandonné l'idée La récolte de 17"'.'. encore mauvaise, fut mal faite par sun i m-.- du manque de main d'oeuvre. Le i ontroleu
rai se décida à intervenir, non pas seulement indirectement, en irdant au Limousin un moins imposé, mais en lui envoyant du riz I ne autre mesure importante fut prise au mois de novembre: les blés, les grains, les farines, les légumes verts >-i les légumes
s furent déclarés • xempls des droits de péage, passage, ponlonage, dans toute l'étendue «lu royaume -'. Il j avait là comme une invite a faire venir de loin les grains qui manquaient sur place. La ville de Lin décida a ) répondre, sur la proposition de
-mi intendant.
Le 16 décembre 1739, une assemblée mémorable fut Lenue ■> I hôlel de ville. Etaient présents, le lieutenant général Roger des Essards, le procureur du roi, Romanel de la Briderié, en même temps administrateur d<- l'hôpital général, le prévôl consul de Roulliac du Rouveix, les consuls, Jacques .lut:-', l'homme de confiance de Tourny, Dorât des Monts, Monlaudon, G. Laffosse "■i r/eulier. La question à débattre était des plus graves. 11 s'agissail de prendre une mesure >l<- salut public, comportant, il est vrai, les responsabilités les plus lourdes. Pour pouvoir assurer sa
subsistance, Li ges allait emprunter au roi. L'intendant, que ses
attentions pour l«- bien public recommandaient ■> la confiance de la ville; allait être prié de servir d'intermédiaire, comme il s'j était d'ailleurs offert.
t'était pas de gai lé de cœur que le corps de la ville s'en-
.■•;iil dans cette affaire II délibéra mûrement et longuement. Il avait jusqu'alors suspendu sa décision, comptant sur le blé noirel
I i .■ faim -..ut exposé:) pai iil plus tard, le
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sur la châtaigne <■ qui paraissaient, avec le secours d'une grande économie, pouvoir suppléerai] défaut du seigle, froment et avoine». Mais une partie des chAlaignes avait été emportée par la gelée et le prix du blé noir augmentait chaque jour. La ville n'avait plus le choix enlre deux solutions ; elle devait à tout prix se ravitailler. La confiance du public en serait soutenue ; les greniers s'ouvriraient ; les grains récoltés dans la province se vendraient à un prix plus raisonnable. Le corps de ville se laissa persuader; il décida que les (iOOOO livres dont le roi voulait faire l'avance serviraient à l'achat de dix à douze mille setiers de seigle, provenant soit de la Basse Bretagne, soit de l'étranger '.
L'intendant qui, cette fois, avait payé d'audace, montra dans l'exécution un empressement méritoire, en même temps qu'une habileté consommée. Il alla chercher plus loin qu'à Angoulême le négociant honnête à qui il pourrait se confier, lui et sa bonne ville de Limoges. Il le trouva à Bordeaux, en la personne de Jean- Nicolas Beaujon. D'importants achats furent effectués en Bretagne, dès les premiers jours de 1740. Au mois de mars, les grains affluaient à Rochefort. Ils traversaient Angoulême ; Limoges allait bientôt en recevoir.