partie la plus pauvre du Limousin, du |>;i\-> de do
Meymai el d I ssel • | u > fournissait alors la cire ii I imug< - el qui en produit encore de nos jours
//. La Tissus,
Le marquis pensa pouvoir associer de même les industriels el les paysans, voire même les pauvres el les assistés, dans l'indus trie des tissus, en laissant chacun ;'i -;i place, les paysans dans les campagnes el les assistés .1 l'hôpital Cette façon d'organiser le travail, '|u>- Tournj semblait vouloir ériger en principe, dcvail
iir pour avantage de développer !>■ rendement, en étendant le recrutement de la main-d'œuvre, el de fusionner les intérêts d'individus '|ui ne semblaient pas destinés a collaborer. En outre l'industrie ;i domicile pouvait assurer la subsistance «lu paysan si la terre n'j suffisait pas el l'assistance par le travail réhabilitait l'indigent 1
L'industrie des l issus existait à Limoges avant l'arrivée de |"ourn\ En 1726, son prédécesseur avait encouragé l'établis ment a Limoges de la manufacture de Thévenin, originaire de Genestis L'entreprise réussit à merveille. Thévenin acheta 6 la ville de vastes terrains, lil construire de grands bâtiments. Il se uni ;> fabriquer en grand des étoffes de ti — u môle, dont la chaîne était 'li' lil el la trame de coton : il fui assez adroit pour s'assu la spécialité des* siamoises <1< >nl !«•> premières avaient été, dit-on, apportées en France à la lin du règne <!<• Louis XI\ par les ambassadeurs du roi de Siam. \ ers 1730, I hévenin, encoui par les résultats obtenus, se disposait encore ;'i développer l'importance de son enlreprisi La question de la main d'œuvre seule l'embarrassai! : il cherchait vainement des lileuses; elles ne manquaient pas dans le pays, mais elles ne savaient Bler que le colon du Levant, tandis que Thévenin employait seulement le colon des Iles françaises L'industriel osa, demander au Pouvoir central d'in
I.A. I). G - clôture 1740. lettre de taurin sur le comiuer le la cire
v \ i icc du Bureau du i uni rce Voir aupsi \ l>
Haute Vienne l'arrel .1 scil .1 l i.-u pour rétablie
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92 i 'intendant imiiNv
terdire aux habitants de la généralité de Limoges de filer d'autre
coton que celui des Iles.
Tourny appuya i;> requête. Il voulait avant tout, et à tout prix, sauver la manufacture; la liberté des fileuses lui importait peu. Thévenin leur offrit un salaire supérieur pour les amener à travailler pour lui. Mais la routine l'emporta; les fileuses se rebutèrent, celles de la campagne comme celles de Limoges. Pour filer le coton des Iles, « il leur fallait plus d'application », remarque l'intendant. « Le peuple oisif n'a pas voulu se laisser tirer deson oisiveté. »Uu'adviendra-l-ilmaintenant si l'on a recours à la contrainte, à supposer qu'on ait le droit d'y recourir ? Les fileuses murmureront, des meneurs exciteront leur colère « parce que le moyen peuple, surtout en ce pays-là, est toujours à craindre quand il s'imagine qu'on va le gêner et aller contre ses intérêts ». L'intendant, prévenu, a d'ailleurs pris ses mesures ; on lui a fourni les noms des marchands et ceux des fileuses; il les fait surveiller. Il se propose d'accorder un délai aux ouvrières pour leur laisser le temps d'apprendre leur nouveau métier. Si les fileuses de profession ne suffisent pas à la tâche, il leur adjoindra les enfants de l'hôpital. Quand l'intendant eut arrêté définitivement sa ligne de conduite, il s'aperçut qu'en haut lieu on ne l'approuvait point. Le Bureau du Commerce s'étonna sans doute de l'audace de Thévenin et de la hardiesse de Tourny. Plutôt que de prendre parti, il demanda au marquis de mûrir la question. Orry fut plus catégorique ; il se prononça contre l'industriel pour ne pas <■ dérouter le commerce ». Les innovations du marquis n'avaient pas plu1 .
Tourny, qui ne se consolait pas de son échec, attendit, pour le réparer, les dernières années de son intendance. Les frères Laforest, Guy et Louis, étaient Tes seuls particuliers de Limoges qui élevaient des vers à soie 2 : ils fondèrent une fabrique de tissu
1. Voir, pour toute la suite île l'affaire, les délibérations du Bureau du Commerce. A. .Y, F1S78, 26 juillet 1731, 15 novembre 1731, 22 novembre 1731. Le 15 novembre, le Bureau avait décidé de renvoyer l'affaire à Tourny, pour un supplément d'enquête. Le 22 novembre, la séance se termine « par informer MM. les Commissaires que M. le Contrôleur général ne s'en est pas conformé à leur délibération prise dans la séance dernière sur la demande du sieur Thévenin... ne croyant pas, quelque éclaircissement que puisse donner M. de Tourny, qu'il convienne de priver par de telles défenses les habitants du produit que leur procure l'industrie du lilage du coton du Levant et de dérouter le commerce ». Voir aussi DucourtieilX, Limoges d'après les anciens plans, p. 167.