‹ L'intendant TournyChapitre 63 sur 198 · I. Cf. R. Fag< , p. 8 de l introduction · texte numérisé non relu

I. Cf. R. Fag< , p. 8 de l introduction

2 I •• I. .iiin\ .i .i Pajol i.i co| lu mémoire établi

es Vicoratins du nord de la Dordogne avec sa lettre du 30 avril 1738 II lai itendanU le soin de rég er entre eux la question, en observant toutefois que

les raisons des Vie I i dignes d'attention L'opposition vinl sans

douli voulut conserver intacte la partie de la vi ité dépendant de

lent de ce rapport ... fu| .,.,,■/ difficile ni

Les documents 1er se trouvent dans la liasse G7 55 des archives

nal aies La division •■!! cinquié s fut admise, sur la demande expresse d'Orry,

qui ■ iriiiiMii pai i ers ' ' lettres d'Orrj dee 16 el

I l»e( 6 mai 1738, \ \ i.

i li. m- -,i lettre du II avril 1738 le conlrôleui - lit dit expressément

S« M i i totalité ■! |u'il % i dans chaque département

réponde A une seule élection du • l • < département

150 I IN ! EN DAIS I lui li\^

villes étaient chacune chef lieu d'élection. Tulle revendiquait la primauté, comme élanl la plus ancienne1. Brive, donl l'élection étail de médiocre étendue, comptait sur l'appoint des paroisses vicomtines pour compléter son territoire. Le nouveau partage qui s'imposait ue pouvait, lui non plus, aboutir sans discussion.

Dès le 17 avril 1738, en dépit des instructions contraires (|u'il venait de recevoir, Tourny soumettait au contrôleur général son projet de répartition. Brive recevrait le plus gros morceau, toute la partie née i ilen la le île la vi comté a\ec Beau lieu el Turemie. A Tulle seraient attribuées seulement les huit paroissescomposant la chàtclleniede Servières, la ville d'Argentat, la paroisse de la Garde, et sans doute aussi la châtellenie de Chameyral qui était si tuée entre les deux chefs-lieux, à peu près à égale dislance2. Le contrôleur général approuva, tout en conseillant à Tourny de se transporter sur les lieux pour mûrir encore la question 3.

( >rry n'avait pas prévu que Tulle et Brive s'obstineraient dans leur concurrence. Tulle se sentait gravement menacée. Ses receveurs généraux avaient revendiqué pour elle toutes les paroisses vicomtines. La ville consentait à réduire ses exigences, mais à condition : il lui fallait au moins, en plus de ce qu'on lui laissait, Beaulieu, sur la Dordogne, qui cultivait la vigne, le chanvre et le lin et qui commerçait avec l'Auvergne, Curemonte, dont la campagne était 1res fertile, et encore Puvdarnae dont le territoire était très étendu et qui expédiait son vin à l'Auvergne, el Merquez, et Altillat, et Vegennes, el Saint-Genits, etc.. " X'esl-il pas vrai, disaient les gens de Tulle, que toutes les paroisses de la vicomte témoignent du goût et de l'envie d'être unies à notre ville sans doute à cause du commerce qu'elles y font, de la commodité des chemins qui y conduisent, de la difficulté des communications avec Brive, de l'établissement de la bourse consulaire el de noire

1. L'élection île Brive n'avait été former qu'en 1604, avec des territoires enlevés à l'élection de Tulle. Cf. A. I)., Corrèze, C 222, lettre adressée à Tourny, le 24 avril 1 73S. par les sieurs Lagenesle et Monestier, habitants de Tulle

2. (.'. est l'arrangement que Tourny soumettait au contrôleur général dans sa lettre du ls avril 1738, et que Philibert Orry ratifiait dans sa réponse du 24 avril. A. V, G' 55.

3. Dans sa lettre du 24 avril, Orry écrivait à rourny, en propres ternies : " Vous verre/, lorsque vous serez, sur les lieux, ce qui conviendra le mieux. ■■

I \ lll I SUIS l.| I \ \ |i i >M I I I .1 II lll \\|

collègi La réponse •! ■ Brivi dans le môme style,

ppuyail -m dos motifs tonl ;i rail ans r/ourn} ne s'j

Il persista dans son projet, mais en laissanl à Tulle la châlellenie de i Ihamej i al

ni le parti le meilleur | r donner aux deux élections une

important** a peu p I elle de Brive acquérait la vallée de

la Tour n indébouché naturel sur la Dordogneà Bcaulieu,

el celle de Tulle s'arrondissait de la marche de la Xainlric, avec sa porte d'entrée sur la Dordogne, a Wgenlal.

Il . — L Administration Tfojja/e en vicomte.

I. i pris» de possess le la \ ic lé par le roi fut chose laite,

quand l'Administration royale s'j fut introduite. C< e la

Boj i . • se préoccupait avanl tout d'assimiler la vicomte au reste du royaume, pour ce qui était des charges financières, elle délé

tousses pouvoirs aux intendants, cou s'ils la représen

laienl a eux seuls Ceux-ci de leur côté s'empressèrenl d'installer des subdélégués pour assurer la réorganisation administrative de Li pro> ince

Tournj eut , r premier souci d'avoir un subdélégué à Turenne.

i • subdélégué fut d'abord un sieur de la Serre, l'ancien sénéchal du vicomte ;. el plus lard un nommé \ achot ' < le dernier eut à s'employer notamment dans la grande enquête il<" 1742, relative aux ponts el chaussées, l'intendant n'ayant pas voulu imposer la fiscalité royale • > l'ancienne vicomte, sans lui donner, en compensation, l'espoii d'une réfection économique intégrale

I i question fiscale était la seule à laquelle s'intéressill le contrôleur Son but, auquel l'intendant ne pouvait

1 \ D , Corrèze ' ".".' lettre i rourny du 24 avril l" • lée par Lagenesle

el Monenlier.

i .m trouve dans la liage - Vrrhivea de

i.i Cor : De la Serre ancien sénéchal ■ !••- nomme avec son titre de sun-

l oui nj latée imbre 17:;-- A D.,

i Le nommé ué di l"urc un nué sur

\ ii. i,n . i ; 3800, document li isin aux Archives de la Gironde publié pai M \ I croux.

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d'ailleurs que se conformer, consistai! à tirer le meilleur parti du marché <|ui venait de se conclure. En dehors de quelques lignes consacrées à l'établissement de trois brigades de maréchaussée dans l'ancienne vicomte, une en Quercy et deux en Limousin, à l'exception d'un paragraphe concernant le passage des troupes qui n'auraient plus à éviter le territoire vicomtin, toutes les instructions de Philiberl Orry, contenues dans sa lettre du 11 avril 1738, avaienl Irait à l'imposition de la capitation et de la taille '. 11 n'est pas douteux qu'avant l'acte de cession, tous les comptes du contrôleur général avaient été faits et parfaits.

Le territoire vicomtin, excédant d'un huitième à peine celui de l'élection de Brive, pouvait être imposé au même taux, au moins. Orry ne veut pas se montrer exigeant. Il se contentera de 72.000 livres pour la taille, plus 9.000 pour l'entretien des brigades de maréchaussée, plus 3.000 pour l'habillement et l'entretien des milices, plus 2.000 pour les appointements du gouverneur nommé pour le château de Turenne, plus 57.000 pour la capitation dont "»4.000 pour les taillables et 3.000 pour les gentilshommes. Ce sera tout. Les vicomtes, il est vrai, ne demandaient que 30.000 livres à leurs sujets. Mais le roi ne saurait mieux traiter la vicomte que ses provinces privilégiées entre toutes, ses pays d'Etat et ses pays frontières.

A cet endroit de sa lettre, le contrôleur général ajoute, en marge, quelques détails complémentaires. Tourny ne devra pas oublier d'imposer le sol ou les 2 sols pour livre, pour la remise des collecteurs et pour celle des receveurs. Il fera bien de porter la capitation à 00.000 livres s'il veut couvrir les non-valeurs.

Dans la suite du document, il est question des droits de contrôle, d'amortissement, de francs-tiefs et nouveaux acquêts, qui seront perçus comme dans le reste du royaume. Les impositions devront être levées dès la première année. Les terres qui prétendent des exemptions, comme Castelnau, Montfort, comme celles du maréchal de Noailles, devront supporter leur part d'impositions. D'ailleurs, le maréchal est prévenu. On maintiendra les Vicomtins dans la liberté où ils sont de répartir entre eux les impositions, mais l'intendant se chargera lui-même, pour la pre-

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