A. D., Gir., C 3799, mémoires déjà cités
i opposi i ion ni s iiin m. 177
///. — /. opposition du chapitre d . Ingoulême.
Le clergé élail .iu-~i mal disposé < | u<- possible rablemenl l'application delà taille tarifée. Bien >|in- la réforme ne lin lui pas directement contraire, l<- clergé <l ingoulême proiilu >\<-
l'occasion | ' se montrer à son loin*. Il lui paraissait diflicile .1
croire que le cardinal Kleury, •• tiré du sein de I bglisu tîallicaui pour élre placé aupn - du premier Irûne du monde ' », ne prendrai! [«a - l.ui il cause pour celle 1 1 *: 1 1 ~ * - . >lu momcnl qu'elle se plaindrait d'être oppriu
Le ' bapilri luléme protesta donc. Sa première requête
n'eut pas de succès. Le Lrôleur général écrivit, de la pari du
cardinal, 6 l'évoque <l Vngoulème,que, loin d'être funeste au peuple,
>■«' 1e son clergé le prétendait, l'application de la taille tarifée
constituerait le plus grand bienfait « par l'égalité < { u il doil duire dans la répartition des impositions \u lieu d'accepter la
leçon, le Cbapitre en parut extrêmement surpris. » Il cul le liger d'autres remontrances. L'évèque d'Angoulênn intenta de les transmettre purement ■ •! simplement,
liant • | ■ 1 il élail lui 1 1 1 • - 1 n « • suspect ■< -<>u clergé, el qu'à tort ou .1 raison, il passait pour être favorable si rétablissement de la iimiin elle La il
Les remontrances du Chapitre donnent des renseignements intéressants sur la mauvaise réputation de l'Intendant dans certains milieux ecclésiastiques
La taille tarifée, laisse entendre le Cbapitre, sérail une mesure
excellente, si ce n'était pas M de I nv qui eût à l'appliquer.
Les entreprisas particulières de M. l'Inlendanl vont réduire à la pire des nécessités les minisires du culte. IU tiennent à en informer le Roi Consacrés entièrement au Service Divin el à la vie
1 \ rance 1 179 ipitre de
cardinal de Fleury, dal lu 25 août lï
lettre du conl Déral a l'évèque d'Angouléme, datée du
• I m- 1 intendant in ail l< les plus
- pour Ir.i
l'évèque d'Angoulèi linal .!•• I leury, dal lu
Le même jour, le chapitre adressait directement Bes remontrai irdinal de
Fleur) Mi \ \:i éti ing 1 1 une 1 i7'.i
178 i 'i\ 1 1 Miwr roi uni
de prière, lui disent-ils, nous allons être obligés de quitter de si saintes occupations, au moins pour la plupart des ministres de notre Église, pour recueillir nos médiocres revenus sans lesquels nous rie saurions vaquer aux fonctions de noire Etat. » Quand le contrôleur général affirme que la nouvelle taille n'atteint pas les exemptions du clergé, « ce ministre est mal informé de ce qui se pratique dans l'exécution el qu'on se l'ait peu de peine de lui faire savoir. • On se garde bien de lui dire que l'on confond les privilégiés avec les laillables. M. de Tourny affecte de traiter les immunités des clercs « comme les droits les plus profanes. » Tandis que les rois se sont toujours fait une loi de multiplier les laveurs au premier ordre, « pour le rendre plus respectable aux yeux du peuple, M. de Tourny cherche au contraire à l'avilir. <> Quelle est en effet sa tentative ? Avec son modèle imprimé de Déclaration, il oblige les membres du clergé, les membres des chapitres, à faire connaître les revenus de leurs bénéfices et les propriétés qu'ils tiennent d'acquisitions et de successions. Il leur demande le secret des biens de mainmorte. — Voilà surtout par où la taille tarifée blesse le chapitre d'Angoulème.
La question des fermiers le retient aussi un moment. 11 s'y retrouve d'accord avec le clergé de Tulle et de Limoges. El puis, comme s'il était arrivé au bout de ses arguments, il se répand en attaques sournoises, en perfides insinuations contre l'intendant et ses mandataires. L'application de la réforme fiscale ne se fait pas à peu de frais. « Ce sont des frais... exorbitants el ruineux et tels en vérité que s'ils venaient à la connaissance du Roi et de son Eminence, il n'est pas douteux qu'on y mît quelques ordres pour le soulagement des sujets. » Les chanoines feignent de croire que la réponse d'Orry à leur première requête lui fut inspirée par un mauvais conseiller, qui ne peut être que l'intendant. lisse flattent de vouloir faire la lumière, de tirer au clair « la vérité. » Ils n'iront pas contre la volonté du prince. « Nous avons sucé avec le lait, disent-ils, la soumission aux puissances de la terre », mais ils ne veulent pas non plus manquer de zèle, d'ardeur, à l'égard des intérêts de l'Eglise, inséparables de ceux de l'État. « Plût à Dieu, Monseigneur, concluent-ils, que nous puissions être exaucés du Roi des Rois; nous lui demanderions avec ardeur dans nos prières que la vie de votre Eminence s'étendît aussi avant dans les
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temps, comme la fidélité '!<■ votre chapitre pour ses Souverains
Fleur) ii ''ni garde d'écouler les chanoines. D'un mol, il sul leur imposer silence*. Malbeureusemenl le public avail cru pouvoir
trouver dans ces remontrances intéressées un enc ugemenl à
ses ppi ipres réclamai n ms,