‹ L'Interdépendance du Problème Papetier et du Problème Forestier: Régime particulier des papiers de presseChapitre 115 sur 190 · LE POINT DE VUE DES CONSOMMATEURS DE PAPIER · texte numérisé non relu

LE POINT DE VUE DES CONSOMMATEURS DE PAPIER

Nous avons énuméré plus haut les multiples emplois du papier, mais nous devons faire une place spéciale à la Presse. De tous les consommateurs (Fédération Nationale des Journaux Français, Editeurs, Cimentiers, Fabricants d’accessoires en papier), les premiers seuls représentent vraiment, en effet, une grossé capacité de consommation. On comprend donc qu'un tel programme ne puisse être mis en application sans qu'il soit donné à la Presse de dire son mot.

Mais pour la Presse, la question se place sur un autre terrain.

Elle établit en principe que les projets de la Forêt et des Pâtes ne doivent en rien influer sur le prix d'achat du papier journal.

La Presse n’a jamais été pratiquement libre de faire varier le prix de vente des journaux suivant les nécessités économiques. C’est pour cette raison que, depuis la fin de la guerre, des facilités lui ont été données (1).

Les mêmes raisons que la Presse invoquait pour justifier ces facilités s’imposent aujourd’hui encore où les journaux continuent à se vendre à un prix pratiquement imposé (2).

Leur situation est rendue encore plus difficile par suite de la baisse de la publicité, conséquence de la crise économique qui a frappé la presque totalité des entreprises.

Toute augmentation du prix du papier correspondrait, pour la Presse, à une augmentation du prix de revient qui ne pourrait éfre compensée par une augmentation du prix de vente pratiquement imposé (3). À

Par conséquent, l’augmentation du prix du papier ne pourrait être compensée que par une augmentation des tarifs de publicité. Or, ce n’est pas au moment où l’importance de la publicité a diminué dans tous les journaux qu’on peut raisonnablement envisager d’en hausser les prix.

D'ailleurs, les forestiers et les fabricants de pâtes se rendent parfait ment compte qu’il est impossible d'imposer une nouvelle charge aux jout naux et tous leurs projets se préoccupent d’épargner la Presse.

Celle-ci n'intervient donc que dans la mesure où les projets ci: dessus auraient pour effeï direct ou indirect de teucher à la prime. Nous ne reviendrons pas sur la question de la prime, suffisamment exposé. au cours des pages précédentes. Nous dirons simplement que, pour évite: les attaques dont celle-ci avait pu être l’objet, et soucieuse de justifier son attribution, la Presse se préoccupa de trouver des recettes douanières suscep: tibles de compenser la dépense qui en résultait pour le Trésor.

D'où les différents projets élaborés au cours des nombreuse. séances de la Commission du Papier de la Fédération Nationale de. Journaux Français eï que nous allons exposer.

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