‹ L'Interdépendance du Problème Papetier et du Problème Forestier: Régime particulier des papiers de presseChapitre 73 sur 190 · SE MONO · texte numérisé non relu

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Cette campagne s’exprima dans les écrits ou les discours prononcés à chaque occasion par M. Bernard Navarre, président du Syndicat :

Pour une industrie nationale du Papier, par B. Navarre.

Nos besoins et nos ressources en matières premières de papeterie. Annexe au rapport de M. B. Navarre, et par M. Dutilloy, directeur de l'Association Nationale du Bois.

La papeterie débouché du bois, rapport de M. P. Dutilloy aux journées forestières du Massif Central.

Elle fut appuyée par une véritable campagne de propagande forestière qui s’exprima,

— soit par des manifestations : Journées forestières du Massif Central, Journées forestières de Mont-de-Marsan;

— soit par des articles de journaux ou des polémiques parlementaires.

Les vœux des Chambres de Commerce, les vœux des Conseils généraux vinrent donner encore davantage de poids à cette action.

Enfin, la pression des milieux forestiers vint s’ajouter aux manifestations précédentes.

Les campagnes partent de cette affirmation : « Le papier consommé en France est, pour environ 90 %, composé de matières premières étrangères », comparent les tonnages massifs de bois et de pâtes importés aux possibilités en bois de papeterie de la Forêt française, pour aboutir finalement :

1° A la réduction totale des importations de papier qui, bien que représentant seulement 18 %, de nos besoins en papier, devaient permettre la réduction de notre balance commerciale de 75 millions au minimum.

2° A la réduction progressive des importations de pâtes : pâtes Kraft, pâtes blanchies, pâtes mécaniques, pâtes au bisulfte écrues, dont l’ensemble représente 67 %, de nos besoins.

Les pâtes Kraft peuvent être produites sans difficultés par les usines des Landes qui traitent le pin maritime.

Les pâtes blanchies fabriquées en France, à base de pin, de paille, de chôâtaïignier, d'alfa (essences dont nous pouvons disposer en quantités industrielles) en utilisant le procédé dit « à la soude », peuvent se substituer aux pâtes blanchies importées fabriquées à base d’épicéa par le procédé € au bisulfite ».

La question est toute différente pour les pâtes mécaniques et les pâtes au bisulfite écrues qui sont, précisément, celles qu’utilise exclusivement la fabrication de papier journal.

Ces deux sortes de pâtes ont pour matière première le sapin et l'épicéa, dont la production en France est notoirement insuffisante.

IL faut donc envisager, en outre, la réduction progressive de l’importation de ces pâtes, avec, comme conséquences :

3° L'utilisation des matières premières (pin, sapin, épicéa, etc...) existant sur le territoire.

4° Leur traitement dans les usines existantes ou dans de nouvelles usines à créer.

5° Le contingentement de l'importation des bois étrangers (sapin, épicéa) nécessaires au fonctionnement des usines françaises existantes.

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