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Aussitôt, les conversations s’engagèrent entre ce Comptoir et la Fédération Nationale des Journaux Français.
Un premier accord fut conclu, fixant un prix uniforme pour tout le papier français consommé par la Presse, quelle que soit l’importance des journaux consommateurs, compte tenu, bien entendu, des frais variables de transport. En contre-partie, les journaux s’engagèrent à absorber la production des usines françaises.
En 1930, les fabricants français écoulèrent, sans aucune difficulté, leur production; mais, dès 1931, la situation se complique.
En effet, de nouvelles usines s'étaient créées sur le territoire et la production du papier journal s’en trouvait sensiblement augmentée.
Les fabricants de papier journal demandèrent à la Fédération Nationale des Journaux Français de les aider à placer la totalité de leur production pour 1931, soit 210.000 tonnes, s’engageant du reste à ne pas dépasser cette production pour laisser aux journaux la faculté d’user des papiers d’importation qui constituaient, au dire de la Fédération, « le volant nécessaire à la bonne marche des exploitations de journaux ».
Pour assurer cette politique, la Fédération provoqua, à Paris, au mois de février 1930, une réunion de tous les importateurs. Au cours de cette réunion, les journaux demandèrent aux importateurs qu’une entente se fasse entre eux, afin que soient répartis, selon telle méthode de leur choix, les tonnages réservés à l’importation et qui devaient être, en principe, d’environ 80.000 tonnes (papier apprêté et satiné).
Malheureusement, à la suite de manœuvres d’importateurs dissidents, l'accord ne put se faire.
La crise économique mondiale ayant modifié la situation du marché du papier et des importateurs ayant fait, sur le marché français, des offres de papier journal à des prix exceptionnels, les journaux demandèrent immédiatement aux fabricants français de papier journal d’abaisser leur
rix. Les fabricants français consentirent une diminution de 10 fr. aux 100 kilos, demandant à la Presse de faire un effort très important pour assurer une marche rationnelle de leurs usines. D’autre part, à la suite de conversations avec les fabricants de papier allemand, avec lesquels la Fédération avait conclu, au début de 1930, un contrat d’importation de 56.000 tonnes au titre des prestations en nature, pour livraison 1930-1931, le prix du papier allemand fut également abaissé de 10 francs.
Aussi la Fédération insista-t-elle auprès de ses membres pour que ceux-ci répondent à l'appel des papetiers français et absorbent la totalité du tonnage fabriqué par eux pour 1931. Elle insista également pour qu'ils assurent l'exécution des engagements pris en ce qui concerne le contrat « Prestations en nature », contrat qui était l’aboutissement d’une politique pratiquée depuis plusieurs années et qui avait amené la baisse des prix du papier journal.
L'accord entre les importateurs, qui n'avait pu se réaliser en 1930, allait cependant. être mis sur pied, après de laborieuses négociations. Il fut signé le 4 août 1932, à la fin d’une conférence internationale des fabricants de papier journal, organisée sous les auspices de la Fédération Nationale des Journaux Français, et groupant :
les représentants de la Fédération,
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