TOUS LES AUTRES
C’est juste... c’est juste... à déjeûner.
AUGUSTE
Moi, j’aime assez Je déjeuner, parce que ça repose et ça coupe la matinée...
JOLIVET
Oui, avec cela que vous avez bien gagné votre matinée...
(Pendant ce temps Rose apporte d'une main un paquet de lettres et de journaux quelle jette sur le poêle, et de l’autre des couteaux... du pain et du «in. Tout h
a L’INTERIEUR DE L’ETUDE^
monde est au milieu de l’élude, excepté le matfre-chre e/ui est à son bureau, et Piedléger à la table en face, qui travaille sans relâche. )
AUGUSTE
Air de Partie carrée.
AQodi , alloDi , il faat noua mettre k table ^ '
Maia vraiment noua anmmea tranais.
Meta une bâche... Il fait un froid du diable...,
JOLIVET
U*e de plual... Ou vient d'en mettre ain !
AUGUSTE, à Victor, qui prend les journaux pour jaUumer le feu.
Eb ! maia , Victor, que viena-tu donc de faire?
Comment , tu pren^ noa journaua....
VICTOR
Oui, morbleu!
lia font ici comme i leur ordinaire , lia aUument le feu.
Tiens, Tois plutôt comme ça prend déjà !
AUGUSTE, caressant Rose. ^
Ah! ma petite Rose... tu es bien gentille... qu.'est-ce que tu nous donnes-là f
ROSE
Un pâté de Lesage...
JOLIVET, se le^art^en colère.
Un pâté de Lesage !...
VICTOR
n nV a que cela?... tu ne nous as pas fait quelque chose de chaud ?...
•ROSE
Non, ma foi... je n’ai pas le tems... je suis obligée de sortir pour des commissions...
AUGUSTE
Allons !.. allons à table... {^coupant le pâté') M. Dobelair... TOUS n’en êtes pas...
DUBELAIR, d^un air d'importance.
* Non, messieurs... je ne prends jamais rien à jeun...
VICTOR
Eh bien... il est bon celui-là...
COMEDIE
DUBELAIR, tirant sa montre, à part.
Sans compter. ... que j’ai à onze heures un déjeuné de garçons chez le maître-clerc de Bernard.
AUGUSTE
Et vous... M. Pied léger?...
JOLIVET
Quel est celui-là?..
AUGUSTE
C’est le coureur de l’élude....
JOLIVET
Oh ! Le petit saute-ruisseau....
AUGUSTE
Piedléger ,... veux- tu déjeûner ?...