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TROISIEME PARTIE, CHAPITRE PREMIER

que tous les moyeDS lui sont bons ' — ceci à l'instar des jésuites - — pour s'en servir contre ses ennemis. Et ses ennemis, c'est vous, travailleurs, qui ne voulez pas marcher à sa remorque, et c'est nous aussi qui le démasquons.

« Eh bien ! oui, il est vrai que je suis son ennemi irréconciliable ; il a fait trop de mal à la cause révolutionnaire dans mon pays, et il cherche à en faire autant à l'Internationale. Mais quand le jour de la revendication populaire viendra, le peuple saura reconnaître ses véritables ennemis, et si jamais la guillotine fonctionne, que ces grands honunes dictateurs prennent bien garde à eux, de crainte de mériter du peuple d'être guillotinés tout les premiers *. »

En réponse à ce réquisitoire, je présentai quelques observations^ et voici le langage que VEfj-alité me prête :

« Guillaume. . Je regrette que le délégué de l'Alliance n'ait pas été présent lorsque Outine a parlé des affaires russes ; je ne doute pas qu'il aurait réfuté viciorieusement ce que nous a dit Outine. On sait en elTet qu'il existe, en Russie, deux organisations rivales. . . Je dois laisser de côté tout ce qui se rapporte à la question russe, qui ne nous regarde point ^. Je demande à Outine d'apporter ses accusations devant un jury dhonneur... Un fait analogue s'est déjà passé au Congrès de Baie : Liebknecht a accusé

1. Dans un article du n° i des Publications de la Sociclé la Justice du Peuple. 18(19 (rien dans ce numéro ni dans le n" 2. n'est de la plume de Balvounine). Netchaïef a écrit : « Nous sortons du peufiie. . . n'ayant pas de notions sur les obligations morale- ni sur une honnêteté quelconque envers ce monde que nous haïssons et dont nous n'attendons que du mal ».

2. Dans la brochure Avx officiers de l'armée russe (janvier l8"0), qui est de Bakounine et signée de son noni, l'auteur, parlant des memljres du Comité révolutionnaire russe, dit : « Comme les jésuites, non dans le but de l'asservissement, mais dans celui de l'émancipation populaire, chacun d'eux a renoncé même à sa [iropre volonté ». Ce sont là façons de parler auxquelles les socialistes du Jura n'ont jamais souscrit. Bakounine explique ensuite ce qu'il sait du Comité et comment il a été mis en relations avec lui : « On pourrait me demander : Si le personnel composant le Coniité reste un mystère impénétrable pour tout le monde, comment avez vous pu vous renseigner sur lui et vous convaincre de sa valeur réelle? Je répondrai franchement à cette question. Je ne connais pas un seul des membres de ce Coniilé, ni leur nombre, ni le lieu de sa résidence. Je sais une chose, c'est qu'il ne se trouve pas à l'étranger, mais en Russie même, ( omme cela doit être, car un Comité révolutionnaire russe siégeant à l'étranger est une absurdité dont l'idée ne peut naître que dans la tête de ces phraseurs vides de sens et stupidement ambitieux apparten.mt à l'émigration, qui cachent leur désœuvrement vaniteux et méchamment intrigant sous le nom sonore de Cause du Peuple [le journal d'Outine]... 11 y :i un an à peu prés, le Comité, croyant utile de in'avcrtir de son existence, m'envoya son programme accompagné de l'exposiliim dn plan général de l'action révolutionnaire en Russie, Complètement d'accord avec l'un et l'autre, et m'élant assuré que l'entreprise aussi bien que les hommes qui en ont pris l'initiative sont véritablejuent sérieux, j'ai fait ce qu'à mon avis devait faire tout réfugié honnêt(^, : je me suis :-oumis t-ans condition à l'autorité du Comité, comme à l'unique représentant et directeur de la révolution en Russie. Si j(! m'adresse aujourd'hui à vous, je rie fais qu'obéir aux ordres du Comité. Je ne puis vous en dire itavanlas^e. »

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