‹ L'Internationale et le jacobinisme au ban de l'EuropeChapitre 15 sur 159 · XVI II · texte numérisé non relu

XVI II

Voit ttocumtnti jutUfitalifi, piàc* XIX-

Noss reproduisons loni cœ ordrei sai Dotnmerili juiti/icauii. pièce XX.

pa/s, le plus magnifique désordre, que ces gouvernants improvisés décrétaient la levée en masse, l'abolition des dettes, la spoliation de la bourgeoisie et autres belles choses du même genre, le rappel était battu dans toute la ville par ordre de Tautorité ; les gardes nationaux accouraient sur la place des Terreaux, d'où partaient maintenant des clameurs enthousiastes à l'adresse du préfet, qui parcourait les rangs de la garde nationale.

A ce bruit quelques meneurs se précipitent au balcon, et reviennent aussitôt effrayés. Traws ! TRAms ! s'écrient-ils avec indignation, nous sommes mangés par la RiAiCTiON. — Là-dessus désordre complet, véritable déroute ; impossible de s'entendre. Saignes est impuissant à rétablir le calme. Un quidam arrive tout effaré dans la salle; il annonce que le gouvernement siégeant à Tours vient d'investir le préfet de pouvoirs dictatoriaux^ qu'il est sur la place, où on l'acclame avec frénésie. Il propose, mais sans succès, d'aller procéder à son aiTeslation. Clugeret, qui parlait naguère de se maintenir à tout prix dans l'hôtel do ville, paraît déconcerté : il conseille prudemment aux membres du comité de se retirer.

A ce moment la garde nationale entrait dans l'hôtel de ville et en expulsait les perturbateurs *. Plusieurs membres du comité avaient déjà déguerpi ; il ne leur avait pas été difficile de s'échapper. Les autres étaient restés dans la salle de leurs délibérations et s*y trouvaient encore lorsque, quelques minutes après, des membres du conseil municipal s'y présentèrent pour y tenir leurs séances. Ces derniers n'eurent garde de s'assurer dç leur personne ; ils écoutèrent avec une bienveillance mêlée de sympathie les réclamations formulées au nom du peuple par Richard, Saignes et consorts *, et consignées dans un programme dont il leur fut donné lecture par un certain Torrin, peintre-phâtrier, et membre de l'Internationale. Ils leur promirent qu'ils s'opposeraient formellement

* C'est la seule fois que la garde nationale ait contribaé au rétablissement de Tordre. Nous verrons plus tard comment elle se conduisit lors do rassassinat du commandant Arnaud, le 23 mars et le 30 avril 1871 .

* Ces réclamations se* trouvent formulées dans le procès-verbal rédigé le soir même de cet événement par le Comité du Salut de la France et que nous reproduisons Documents jusHficaUf s , pièce XXI).

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l'ce qu'une jiour&uile quelconque fi'it dirig:oe contre eux à rai- ' I BOH des faits ijui venaient de se passer. L'un de ces conseillers I municipaux alla jusqu'à inviter Richard et Bakouuine à lui tou- F c)ier la main '. Voilà quelle était l'attitude des représentants de l 'l'autorité à l'égard des factieux. Comment aurait-il pu en être autrement ? Pouvaient-ils laisser frapper des gens à qui ils devaient leui" fortune politique ? Que de fuis d'ailleurs, à Lyoa et dans les autres villes, nous les verrons de connivence iivec l'émeute. Pour ne parler ici que de la Commune de Paris, que 1 d'adeptes n'a-t-elle pas comptés parmi les fonctionnaires impro- ; Tisés aulendferaain du 4 septembre. Nous poumons citer tel maire de la seconde ville de France A qui étaient adres- 1 toutes les proclamations de la Commune de Paris, et qui les faisait afficiier soigneusement dans son aiTondissemenl à ^Vesclusion de colles du gouvernement. Nous connaissons tel conseiller municipal d'un grand centre induslrie!(|ui, Ie21 mars, écrivait à son ami Assy une lettre où il lui annonijait ■ QUE

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