ET DU 1*' NOVEMBRE A MARSEILLE, LES EUSSENT LAISSES AUSSI IMPASSIBLES
« En présence, disait-il dans ce faetum, des manœuvres de In réaction, qui a voulu se servir de nous pour détruire la répu-
BUQUE, LE MOMENT EST VENU DE PARLER. CcS quelqUCS lîffnOS (/UO
nous publions seront ou notre testament de mort de socialiste révolutionnaire ou le prélude dune transfiguration sociale qui fera époque dans f histoire de f humanité. »
Expliquant ensuite quelle avait été la mission historique de la France, il définissait ce qu'on devait entendre par liberté politique, précisait quels étaient le but et Tobjet de la révolution sociale, racontait la siluatiou faite au socialisme par la république bourgeoisie du i septembre et terminait par ce dilemme redoutable : ou la révolution sociale, ou la fin de la France,
« Que M. Tliiers, jjoutait-il, se démène; que M. Jules Favre sourie dédaigneusement; que M. Gambetta donne sa confiance au général Bourbaki ; que les colonels républicains fassent fusiller les enfants du peuple ; que les procureurs de la république fassent emprisonner les socialistes, et que la tourbe des démocrapu lards brigueurs de place *, flatteurs serviles des démocrates posés de la bourgeoisie et colporteurs de calomnies, pousse des clameurs, CELA NE FAIT RIEN A L*AFFAIRE : LES ÉVÉNEMENTS IRONT LEUR TRAIN p
Et plus loin : « La révolution sociale s'accomplissant par voie de liquidation sociale (abolition des dettes publiques et privées, feu de joie de tous les titres, papiers, registres, actes administratifs, actes notariés *, livres d'inscriptions de l'Etat et des
I Noos avons déjà ea ; l'ipccasion (te constater que cti advertaire de lu tourbe dei démocrapulardt brigueun de plae$ avait poussé la modestie jmça'à solliciter one place de consul en Orient.
* Robert, de la Chaux-de-Fonds, tenait le mâme langage dans sa lettre du â9 septembre 1870. (Tome 1er, p. 47.)
monopoles organisés, réquisitions et impôts extraoïtlinaires sur les riches au profit de la nation , organisation spontanée de la production industrielle par les associations ouvrières) mettrait à
la disposition delà France des ressources immenses * r-
Quelques jours plus lard, le général Cluseret, réfugié à Genève, surenchérissait sur les déclarations déjà si peu rassurantes d*Albert Richard : dans un manifeste, sous la date du 6 janvioF, il menaçait les honnêtes gens d'un véritable système de terreur, parlait de reconstituer la justice du peuple et recommandait € aux amis » de veiller, de se grouper^ de s'organiser et fat*tendre le jour prochain oii Us auraient à se leirer pour refaire la France de la justice et du travail*. Voici cette profession de foi, qui nous reporte aux plus mauvais jours de notre histoire :
« Genève, 6 janvier 1871.
€ J'ai beaucoup voyagé, vu et observé. Je ne crois pas qu'il existe sous la calotte des cieux, y compris les Florentins, une