BLAGUEURS- LA
Ces excitations et ces appels à la révolte furent encore plus
* Ce délégué, ancien ofGcier d*état-major de la garde nationale cl ancien 4:apitaine d'artillerie dans l'une des légions d* Alsace et Lorraine, voulait faire allusion à l'envaliissenient de l'hôtel de ville, le 23 mars.
accentués dans les réunions tenues le 15 avrils salle Vaientino * (Croix-Rousse) et salle Bonnefond (Brotteaux).
A la salle Vaientino, nous retrouvons Tune des notabilités révolutionnaires et internationales de Lyon, le vieux Rivière, Tacquitté de l'affaire Armand, Témeutier du 28 septembre et du 23 mars *. Il y tenait les propoa les plus incendiares ; on pourra juger par les paroles suivantes du toa habituel de ses déclamations ; nous les reproduisons textuellement :
a Citoyens!
« La situation actuelle va nous faire tomber dans un abîme sans fond!...
< Que faut-il faire ?
« Que Paris ou Versailles triomphe, nous aurons toujours une guerre civile avec les Prussiens de Versailles... Ne craignez pas les Allemands. — Les Prussiens voudraient bien être chez eux : ce ne sont que ces préliminaires de paix ou de guerre qui les retiennent; c'est cette Assemblée nationale, cette société qui existe depuis 1796, 1815, 1830 et 1848. Qu'avons-nous besoin de cette société, de cette Assemblée?... Ak! ils veulent nous appHquer Tarticle 91 ! Savez-vous ce que dit ce fameux article 91 ? Il prononce la peine de mort.
« Ce x\'est pas nous qui méritons la mort, c'est Versailles.
« Citoyens, il n'en faut plus de cette Assemblée ; consolczvous, nous n'avons pas longtemps à attendre.
« Hâtous-nous de prendre nos mesures, car le temps presse.
« Nous ne pouvons pas plus nous passer de guerre civile que