LEUR ENVOYER UPŒ BALLE ENTRE LES DEUX ÉPAULES
« — Je me suis engagé, s'écriait un capitaine des francs-tireurs de Vaucluse, pour tuer les Prussiens et ASSASSINER EN- SUITE LES PRUSSIENS FRANÇAIS. Il y a ici dans l'auditoire des Prussiens de cette catégorie : il faut s'en défier ; ce sont des républicains déguisés : les vrais républicains veulent la révolution. Si on a besoin de mon concours, j'offre mes services et ceux de ma compagnie. Je déteste cordialement Schneider, le négrier; le bourreau des ouvriers, et s'il était présent à la séance, je lui cracherais a la figure. »
Parmi les membres du bureau figurait la femme Barbet, la digne émule des Paule Minck et des André Léo, et Tune des virtuoses de Tlnternationale *. Elle venait à son tour provoquer le déchaînement des passions révolutionnaires. Elle demandait la spoliation des riches et le partage des biens. Faisant allusion aux procédés barbares des Prussiens, et trahissant sans doute le secret des conciliabules, elle ajoutait: « Il nef^utpas en vouloir AUX Prussiens : en brûlant et saccageant la France, ils
NOUS ONT APPRIS CE QU'iL FALLAIT FAIRE CONTRE LA RÉACTION. Si ON POUVAIT FAIRE SORTIR DE PaRIS LES TRAVAILLEURS ET LES PAU- VRES, JE SERAIS HEUREUSE D*Y METTRE LE FEU. »
Sur sa proposition, rassemblée déclarait protester énergiquement contre la conduite « indigne de TAssemblée de Bordeaux vis-à-vis du grand patriote J. Garibaldi *. *
Le programme suivant, élaboré et adopté dans cette même séance, permet d'apprécier quel était le but poursuivi par ces
1 La femme Barbet, native da Grenzot, domiciliée à cette époqae à Lyon, signataire de la protestation contre le service militaire que nous avons reproduite dans le tome lec (annexes, pièce J), a été condamnée par contumace à trois ans de prison par la cour d'assises do Chàlon. Elle se trouve actuellement â, Genève, en compagnie des autres communeux. ' ^ Documents justificatifs, pièce LXO.
agitateurs, pour qui la RÉPUBLIQUE ÉTAIT SUPÉRIEURE AU SUFFRAGE UNIVERSEL ET A LA PATRIE ELLE- MÊME :