‹ L'Internationale et le PangermanismeChapitre 10 sur 208 · Fribourg, of. cit., p · texte numérisé non relu

Fribourg, of. cit., p

3. Albert Richard, les Débuts du farti socialiste français, Revue fol. et farlem., 10 janvier 1897, p. 71 ; cf. Puech, p. i5o-

leur inspiration », se garder de <( renoncera leur propre initiative », que c'est là « le gage de leur succès ». Tomme l'a écrit Paul Brousse, « l'Association voulait bien s'aider des travaux des pères du socialisme théorique, mais... elle refusait de s' enréghnenier sous le drafeati et à la remorque de l'un quelconque d'entre eux ». Aussitôt après le premier Congrès, Robert Luzarche écrivait dans le Courrier français*" : <( L'importante manifestation qui vient d'avoir lieu à Genève ne procède d'aucune personnalité. )> On a connu depuis d'autres temps et d'autres mœurs : l'Internationale est devenue la chose d'un homme et l'incarnation d'une doctrine exclusive : 1' « Internationale marxiste », instrument du pangermanisme.

Parmi les délégués- français, au nombre de dix-sept, se trouvaient onze parisiens, Bourdon, Camélinat, Chémalé, Cultin, Fribourg, qui a raconté lui-même ce Congrès dans son petit livre sur l'Association internationale des travailleurs, Guiard, Benoît Malon, Murât, Perrachon, Tolain, Varlin, quatre délégués de Lyon : Bondy, Richard, Schettel, Secrétan, un de Rouen et un de Neuville-sur-Saône; ces représentants de la classe ouvrière française avaient été régulièrement désignés par les membres de leurs sections réunis en une assemblée générale autorisée par le gouvernement impérial. Le Conseil général de Londres envoya six de ses membres, dont l'ouvrier suisse Jung, qui présida le Congrès. Il y eut en outre vingt délégués de la Suisse, et quatorze délégués 'anglais, suisses et allemands) de sociétés qui adhéraient au Congrès sans appartenir à l'Internationale. L'événement essentiel du Congrès fut la lecture du remarquable Mémoire des délégués parisiens^ qui avait été minutieusement élaboré dans les

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