Cf. Charles Rappoport, Jean Jaurès, p. SS-S
du socialisme qui il leur plaît... Le socialisme va cesser d'être la -propriété individuelle des chefs de groupes ou ■mime la propriété corporative des groupes eux-mêmes. Avant de socialiser tout le reste, le socialisme doit lui-même être socialisé. » Belles paroles, d'une vérité actuelle aujourd'hui plus que jamais !
N'arrivant pas à triompher en France de leurs adversaires, les marxistes qui jugeaient la motion Kautsky votée en 1900, à Paris, trop élastique, résolurent de recourir à l'autorité de l'Internationale; Xç^Farti socialiste français avait une trentaine de représentants à la Chambre des députés; le Parti socialiste de France n'en avait que treize : le Congrès d'Amsterdam allait, comme le dit le sozialdemocrate allemand Michels*, donner à la minorité le moyen d'imposer sa loi à la majorité. La Sozialdemokratie allait faire, d'une motion votée à Dresde par le Congres national de la Sozialdemokratie allemande , la régie impérative pour toutes les sectioiis de V Internationale. C'est ce que l'on appela à ce moment « internationaliser la motion de Dresde » : mais c'était bien plutôt, selon une juste expression de M. Bourdeau^, pangermaniser le mouvement socialiste. Telle fut la tâche du Congrès international d'Amsterdam (1904).
470 délégués étaient réunis à Amsterdam, venus de tous les pays d'Europe, et même d'Asie, pour régler les affaires du socialime français; 5 représentaient l'Italie, 7 le Danemark, 66 l'Allemagne, loi l'Angleterre, 3 la Hongrie, 11 l'Autriche, 38 la Belgique, 31a Bohême, 2 la Bulgarie, 5 l'Espagne, 33 la Hollande, 2 la Norvège, 29 la Pologne allemande, autrichienne et russe, 45 la Russie, 6 1a Suède, 7 la Suisse, i la Serbie : il délégués étaient venus des États-Unis, i du Canada, 2 de l'Argentine, i de l'Arménie et i du