‹ L'Internationale et le PangermanismeChapitre 110 sur 208 · L' H umanité ,2, janvier · texte numérisé non relu

L' H umanité ,2, janvier

saient devant le mililarisme et Vhnpérialisme allemands\ Et M. Marcel Sembat, après avoir parlé des menaces de guerre, s'écriait : Nos amis allemands sont là -pour s'y opposer *.

Le 27 août 191 1, VHumanité annonçait triomphalement à ses lecteurs : « L'assemblée générale des associations socialistes de Berlin et de la banlieue a voté à l'unanimité une motion qui donne Vassurance que les travailleurs berlinois s'opposeront par tous les moyens à une tentative tendant à déchaîner une guerre. » Et M. Dubreuilh commentait cette information en termes lyriques : « Le cœur de tous les travailleurs berlinois, et, derrière eux, de tous les travailleurs allemands, est à l'unisson des intentions et des desseins de la Sozialdemokratie. Cela veut dire que la guerre est impossible, que V Alle^nagne ouvrière est résolue à ne pas permettre ce crime et que son gouvernement sera par suite obligé de transiger... L'Allemagne socialiste vient de démontrer à la France socialiste que dans les éventualités les plus tragiques elle [la France] pouvait compter sur sa solidarité agissante et héroïque'^-. » On sait comment les promesses solennelles faites au prolétariat français par M. Dubreuilh au nom de la Sozialdemokratie allemande ont été tenues par cette dernière!

Après les élections au Reichstag, en janvier 191 2, V Humanité ^ écrivait : « Pour la paix du monde, pour le progrès humain en même temps que pour l'avenir de leur pays, les socialistes allemands viennent d'accomplir une œuvre grandiose. Aussi c'est l'Internationale ouvrière entière qui acclame la victoire de nos frères d' Allemagne. » Au Congrès de Lyon, un orateur disait : <( La présence sur cette tribune, à côté de Sembat, de

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