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la Sozialdemokratie, si vives en 1912 qu'elles faisaient de lui Vavocat de l'impérialisme allemand contre les petites nations^ la Belgique et le Portugal : il demandait nettement aux socialistes de France et d'Angleterre de favoriser les convoitises germaniques, et il le faisait par des arguments que nous avons, depuis la guerre surtout, fréquemment retrouvés sous la plume des écrivains pangermanistes^ Sous le titre V Accord anglo-allemand et sous le pseudonyme (( Un sanspatrie », M. Hervé disait dans la Guerre sociale^ : (( Il y a en Afrique des territoires immenses possédés nominalement par des nations minuscules comme la Belgique et le Portugal, $^2/2 n'auront jamais la force de les exploiter ni de les défendre... Oserai-je dire que ces prétentions [de l'Allemagne] ne me semble^it rien avoir d'exorbitanf^ Est-il admissible, parce que le roi Léopold, par suite d'un concours de circonslànces fortuites, a pu léguer le bassin du Congo, qui est grand comme l'Europe tout entière, à la Belgique qui est grande comme cinq département français, est-il admissible que le Congo reste sous la coupe de la Belgique jusqu'à la fin des siècles?... Et quel inconvénient y aurait-il pour la civilisation générale à ce que les Allemands, en plein développement industriel, succèdent aux Portugais impuissants dans une partie de l'Afrique centrale?... Cest aux peuples français et anglais d'appuyer, contre les chauvins et les coloniaux de leur propre pays, les revendications allemandes... Mais ne vais-je pas une fois de plus me faire accuser, et avec moi tout le Parti socialiste de chez nous, d'être vendu à l'Empereur d'Allemagne ? » Telles étaient les
1. Cf. Andler, le Pangermanisme. Ses -plans d'expansion allemande dans le monde, Paris, Colin, igiS j et, sur le mépris allemand pour les petits Etats, Durkheim, V Allemagne au-dessus de tout, Paris, Colin, 1915, p. Zt sqq.