i5-2i mai
conceptions juridiques et politiques d'un membre éminent du Parti socialiste.
Il est difficile de ne pas penserqu'elles aient eu pour cause profonde l'influence de la Sozialdemokratie, lorsqu'on rapproche le texte que nous venons de citer de certains passages manifestant le plus exubérant enthousiasme pour les camarades allemands. Oublieux, des paroles prononcées par lui-même à Stuttgart,, Hervé se flattait, en 1912, d'être d'accordàvec les Allemands^ : (( Nous sommes allés à Bâle, écrivait-il, demander à nos camarades allemands si nous étions toujours d'accord comme à Stuttgart, en 1907, pour nous opposer à la guerre par tous les moyens. Comme à Stuttgart, noscamarades allemands nousont répondu : oui. On lira plus loin les passages les plus croustillants de la motion de notre Congrès international de Stuttgart en 1907, rappelés d'ailleurs dans notremotion de Bâle elle-même. Ces passages sont suffisamment nets et péremptoires... Forts de l'engagement pris par nos cajftarades allemands, c'est en pleine sécurité de conscience que nous referons ici le geste de la Commune. . . » On conviendra qu'il est difficile d'imaginer un aveuglement plus profond.
La commission administrative du Parti socialiste et le groupe socialiste parlementaire, à qui le socialdémocrate Haase, député de Kœnigsberg, avait, à Bâle, (( affirmé la volonté absolue des travailleurs allemands d'empêcher une guerre entre leurs frères étrangers et eux », publiaient un manifeste aux prolétaires de France oii l'on pouvait lire ces lignes ^ : (( Avec les socialistes organisés d'Allemagne, d'Angleterre, d'Autriche, d'Italie et de Russie, nous ferons tout notre devoir international. Par un effort concerté, rèci-