‹ L'Internationale et le PangermanismeChapitre 116 sur 208 · Paris, Colin, iQiS, p · texte numérisé non relu

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2. Cf. Renaudel,^a Conférence de Berne et la Paix, dans la Revue socialiste, i5 juin 1913, p. 556.

clarations qui y furent prodiguées par les représentants de la Sozialdemokratie furent célébrées en France comme une garantie de paix : le promoteur de cette réunion, Frank, s'enrôla volontairement au mois d'août 1914 pour la guerre de conquête et d'agression menée par l'Allemagne et fut tué dans les rangs des soldats du Kaiser.

Au mois de janvier 191 3 les partis socialistes allemand et français élaboraient un manifeste commun « pour la paix ». Le texte allemand et le texte français en furent affichés sur tous les murs de Paris et publiés dans tous les journaux du Parti* : ce manifeste fut signé de tous les députés du Reichstag qui ont voté le 4 aoiU 191 4 les crédits de guerre contre la France ^ et dont quelques-uns se sont particulièrement signalés par leur zèle chauvin : Ebert, Molkenbuhr, Miiller, Scheidemann, membres du Parteiv or stand, Bernstein, Boehle, David, Emmel, Fischer, Frank, Gradnauer, Heine, Legien, Lensch, Noske, Quarck, Quessel, Sachse, Scheidemann, Siidekum, Wendel !

Le 18 février 191 3, la commission administrative permanente du Parti socialiste de France prenait une résolution <( contre les trois ans », oix elle déclarait : « Nous savons ici que nos camarades d'Allemagne répéteront ce qu'ils n'ont cessé de dire : Pour le militarisme, pas un homme ! pas un sou! »

Au Congrès de Brest, le délégué de la Sozialdemokratie, Molkenbuhr, qui a, pendant la grande guerre, essayé d'entraîner le peuple néerlandais dans le sillage de l'Allemagne, venait prononcer des paroles dont le secrétaire du Parti socialiste français s'empressait aussitôt de relever l'importance à ses yeux décisive* : « Si, disait Molkenbuhr avec quelque cynisme, nous souhaitons aux Congrès socialistes des différents pays

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