Séance du 7 février iQiB, p
député socialiste unifié, interrompait pour dire: « Les chemins de fer allemands sont faits pour le développement économique de l'Allemagne plus que pour soa armée ^ ! »
Au nom du même parti, un orateur très écouté déclarait du haut de la tribune de la Chambre qu'il entendait « mettre en garde l'opinion contre des campagnes de panique auxquelles elle se prêtait trop facilement » 2, et que <( ses amis et lui continueraient dans cette Chambre la protestation qu'en toute occasion ils avaient apportée à la tribune contre la politique des armements ^. » Or, on ne pouvait même plus dire à ce moment que la Sozialdemokratie allemande refusait, elle aussi, les crédits militaires, puisque à la date du 3 juillet 191 3 le groupe socialdémocrate au Reichstag avait voté l'impôt de guerre extraordinaire {einmaliger ausserordentlicher Wehrbeitrag) proposé par le gouvernement du Kaiser et qui, suivant le mot d'un journal allemand *, signifiait <( à proprement parler la mobilisation en pleine paix ».
Enfin, à la séance du 12 juin 1914, où se présenta pour la première fois à la Chambre et fut aussitôt renversé le ministère présidé par M. Ribot, comme ce dernier disait que Y Allemagne avait augmenté subitement ses effectifs pour les -porter en temps de paix à huit cent soixante-dix mille hommes^ il fut, pour avoir rappelé ce fait pourtant incontestable, violemment interrompu à l'extrême gauche et M. Brizon, député socialiste unifié, s'écria : ((Pas contre nous^ ! » Si cette dernière parole avait un sens, elle signifiait que les ar-