I. Le Matin, 7 novembre
Parlement d'Alsace-Lorraine : la Bataille syndicaliste^ dans un article sur le Patriotisme socialdémocrate et les élections ^ y vit très exactement la preuve que la Sozialdemokratie allemande n'était nullement internationaliste, mais nationaliste et pangermaniste. Un seul journal français trouva dans ces élections matière à réjouissances et à félicitations : L'Htvnanité, qui, pendant toute la campagne électorale, avait stigmatisé les (( exagérations de l'abbé Wetterlé » *, célébrait, le 24 octobre 191 1, les élections qui excitaient en même temps la joie de la Frankfurter Zeitung et de la Sirdssburger Post : « Ces élections, écrivait M. Jean Longuet, représentent un gros échec pour ceux qui spéculaient sur l'exacerbation des passions chauvines alsaciennes. Ils échouent, en particulier, dans leur tentative scélérate pour dresser les uns contre les autres les ouvriers alsaciens indigènes et les ouvriers allemands immigrés. » Ainsi parlait le petit-fils de Karl Marx ; quant I au socialdémocrate Grumbach, faute de pouvoir nier absolument l'entente conclue entre socialdémocrates et pangermanistes d'Alsace-Lorraine, il la justifiait ainsi dans l'organe officiel du socialisme français ^ : (( Admettons que ce mot d'ordre ait été suivi par les Allemands, dont un grand nombre, d'ailleurs, ne sont vraiment pas si odieux, si ridicules, si antialsaciens que les Hansi, Zislin et C'" voudraient le faire croire ! » (Sic.)
Nous en savons quelque chose aujourd'hui ! ^
Les événements de 191 1 devaient exactement se
1. Article de C. Rupert dans la Bataille syndicaliste du 12 décembre 1911.