‹ L'Internationale et le PangermanismeChapitre 123 sur 208 · Ibid., i3 novembre · texte numérisé non relu

Ibid., i3 novembre

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reproduire en Alsace-Lorraine l'année suivante, lors des élections pour le Reichstag. La lutte contre les candidats patriotes fut menée', avec un extrême acharnement, par un socialdémocrate, correspondant de journaux allemands à Paris et qui prit depuis, en 1914, en France, une part active à la campagne contre la loi de trois ans, le « citoyen » Grumbach. Ce dernier a été l'un des agents les plus actifs de la Sozialdemokratie pangermaniste en France et en Alsace^; intimement mêlé à la vie du Parti socialiste français, tout en restant d'ailleurs citoyen allemand, son double rôle fut, pendant des années, de combattre les patriotes en Alsace et de tromper les socialistes français sur les véritables sentiments des socialistes allemands à leur égard.

Le journal alsacien Elsàsser Kurier l'accusa même, en 191 2, d'avoir joué encore un troisième rôle, celui d' « informateur » pour le compte de l'Allemagne ' : M. Haenggi, rédacteur à V Elsàsser Kurier, déclara avoir entendu, lors d'une réunion des libéraux à la salle Tivoli de Colmar, l'un des orateurs, le boulanger Hartmann, dire : « D'ailleurs nous avons à Paris un homme qui nous rend les plus grands services parce qu'il y surveille les nationalistes, c'est Grumbach. » M. Haenggi prétendit être en mesure d'affirmer que Grumbach était à la tête d' « une contre-police journalistique dirigée contre les chefs du parti national alsacien-lorrain ». Ajoutons que Grumbach poursuivit M. Hsnggi et obtint, de juges qui ne devaient pas être extrêmement bien disposés pour les nationalistes alsaciens-lorrains, la condamnation du rédacteur de V Elsàsser Kurier à 12S francs d'amende^.

Quoi qu'il en soit du rôle occulte qu'a pu jouer

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