‹ L'Internationale et le PangermanismeChapitre 137 sur 208 · Cf. les Socialistes du Kaiser, p · texte numérisé non relu

Cf. les Socialistes du Kaiser, p

3. Frànkischer Curier de Nuremberg, n° 385, jeudi 3o juillet 1914.

péril l'indépendance de l'Europe. Un de leurs leaders, Hermann Wendel, a écrit un an avant la guerre que « Guillaume II s'était lui-même, par ses paroles et par ses actes, proclamé l'empereur de la politique mondiale », hnperator der Weltpolitik^. Et Kurt Eisner a reconnu que, de notoriété publique, la présente guère était depuis longtemps prévue et préparée par les pangermanistes ^.

Tout le système de défense croule du même coup. Les socialdémocrates avaient promis, juré, répété, dans vingt congrès et cent manifestes, qu'ils ne voteraient jamais les crédits de guerre; leur émissaire Millier, membre du Parteivor stand, venait encore, le i" aoïU 1914, en renouveler, à Paris même, aux députés socialistes français, la solennelle assurance. Ils avaient proclamé mille fois que, pour la guerre, ils ne donneraient pas un hoinme et -pas un sou : ils ont donné des millions d'hommes et des milliards de mark ! La seule excuse que l'on avait, avec beaucoup de complaisance, découverte à leur parjure, si le parjure peut avoir une excuse, c'est qu' « ils croyaient la guerre défensive ».

Aujourd'hui les avocats de la Sozialdemokratie l'accablent en déclarant qu'elle avait parfaitement vu le caractère offensif d'une guerre causée par l'ultimatum à la Serbie. Dès lors, elle n'ignorait pas les origines du conflit; ses représentants au Reichstag votaient à l'unanimité les crédits pour une guerre offensive, sachant qu'elle était offensive. La trahison est sans excuse, et l'infamie sans rémission.

La vérité est que la guerre a été préméditée et préparée par des années d'excitations socialdémocrates contre les Slaves. Peu de semaines avant la guerre, VArbeiterseiiung de Vienne, organe de la Sozialdemo-

1. H. Wendel, August Bebel, Ein Lebensbild, Berlin, Singer, 1913, p. 87.

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