‹ L'Internationale et le PangermanismeChapitre 144 sur 208 · Die Nette Zeit, 1902, n · texte numérisé non relu

Die Nette Zeit, 1902, n

3. Cf. Belsky, le Socialisme autrichien et la guerre, Paris, 1915, p. 9, 12, 14, etc.

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chien. Adler est l'homme à tout faire de la Sozialdemokratie germanique à laquelle il a rendu des services de toute espèce ; en août 1893, au Congrès international de Zurich, où Domela Nieuwenhuis dénonçait déjà avec raison la scandaleuse complicité de la Sozialdemokratie avec l'impérialisme et le militarisme allemands, Adler plaida la cause des socialistes du kaiser avec ardeur, et Nieuwenhuis put noter qu'il « parlait comme le chancelier de Caprivi». Au Congrès de Copenhague, en 1910, c'est de nouveau Adler qui sauva, par une habile manœuvre de procédure, la Sozialdemokratie à laquelle on demandait de dire enfin avec précision quels moyens elle s'engageait à employer contre les dangers de guerre. Engels déjà vantait 1' (( adresse » d'Adler et se félicitait de voir les socialistes sous sa direction*. (( Cela va très bien en Autriche, disait-il, en 1889. Adler a fameusement mis de l'ordre dans les affaires^. )>

Mais c'était un ordre pàngermaniste, l'ordre même que l'impérialisme allemand prétend faire régner dans le monde sous le nom àç^-pax germanica. Par une coïncidence significative, les deux leader s du socialisme autrichien ont conmtencé far militer parmi les nationalistes allemands , puis ils ont trouvé dans V internationalisme un moyen plus efficace d'action pàngermaniste. Viktor Adler a signé, en 1882, avec le fameux agitateurteutomane von Schonerer, le programme de Linz, qui demandait que l'alliance austro-allemande fût proclamée éternelle et inscrite dans les constitutions mêmes de l'Empire allemand et de l'Autriche-Hongrie^ ; sous sa direction y Arbeiterzeitumyàç: Vienne a étalé le chauvinisme le plus intempérant : le 5 août 1914, elle célébrait le vote una-

1. Briefe an Sorge, Engels à Sorge, Eastbourne, 23 février 1S94, p. 40S et Londres, 21 mars 1894, p. 409.

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