‹ L'Internationale et le PangermanismeChapitre 146 sur 208 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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lution douloureuse du peuple allemand vers l'unité nationale... Cette guerre a le caractère d'un bain de purification où l'Allemagne se lave des souillures du passé. C'est un bon signe pour l'avenir allemand'. »

Lensch donne à sa pensée la précision la plus grande par un raccourci historique où il montre comment, dans la pensée de la Sozialdemokratie, la Grande Allemagne se sera constituée en trois étages : 1866, 1870, 1914^. « Les deux parties de V Allemagne, l'Empire aileviande et V Autriche-Hongrie y s'étaient montrées trop faibles pour accomplir la mission historique dévolue aux Allemands coincés entre les races slaves et latines... Cette guerre doit achever ce qui était entrepris... On a commencé à résoudre, il y a un demi-siècle, la question allemande en excluant l'Autriche de la communauté politique du peuple allemand. De la Grande Prusse que la guerre de 1866 a créée, et de la Petite Allemagne que nous a donnée la guerre de 1870, va sortir par cette guerre une Grande Allemagne .. . Les rêves formés dans l'église Saint-Paul, en 1848, vont devenir enfin une réalité... En 1870, c'est [seulement] la seconde étape dans la solution de la question allemande qui a été atteinte. La Confédération de l'Allemagne du Nord s'unit avec les Etats de l'Allemagne du Sud pour former l'Empire d'Allemagne. Beaucoup voyaient là-dedans la solution définitive de la question allemande ; de bien des côtés on s'était déjà habitué à voir dans l'Autriche un Etat étranger comme un autre, surtout depuis qu'elle était devenue, en 1867, l'Etat dualiste Autriche-Hongrie et avait ainsi notablement atténué son caractère spécifiquement allemand. Mais l'évolution ne s'arrête pas, et cette guerre universelle, seule, nous ouvre les yeux sur la véritable signification de l'action de 187Q, qui n'était pas une conclusion , mais seulement une continua-

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