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tion. V œuvre ne sera achevée que -par la guerre actuelle. Le dernier tiers des parties de l'Allemagne séparées en 1866 se fondra avec les autres : de V Empire Allemand et de V Autriche V Allemagne va naître. »
Mais cette grande Allemagne elle-même ne sera guère que le noyau de <( l'Europe centrale allemande » {(leutsches ZentraleuropaY . Car, explique Lensch^ « les petites nations ont besoin d'un grand Etat qui garantisse leur sécurité nationale et leur évolution économique. Cet État ne peut être que V Empire- Allemand et V Autriche-Hongrie réunis... V Europe centrale unie, essentiellement allemande y pourrait fort bien s'élargir en une fédération des Etats de V Europe centrale, telle que le professeur von Liszt, député au Reichstag, l'a récemment esquissée comme un des résultats de la guerre universelle... C'est le seul moyen pour garantir la sécurité économique et politique des Etats de l'Europe moyenne contre les puissances mondiales, l'Angleterre, la Russie et V Amérique . Cette fédération comprendrait, à côté de l'Empire Allemand et de l'Autriche-Hongrie réunis, les trois Etats Scandinaves , la Suisse et l'Italie, la péninsule des Balfeans avec la Turquie d'Europe, ainsi que, si possible, la France, l'Espagne et le Portugal avec les colonies de tous ces pays ».
Et Lensch conclut cet exposé remarquable par ces paroles : (( La guerre se manifeste comme la locomotive de l'histoire universelle \ // serait absurde de méconnaître le grand progrès que cette guerre entraînera à sa suite... Elle profitera surtout au peuple qui... a été jusqu'ici le représentant principal de la pensée socialiste : le peuple allemand. L'histoire de la division allemande, de l'impuissance allemande et de la servitude alle-