‹ L'Internationale et le PangermanismeChapitre 16 sur 208 · Préaudeau, of. cit., p · texte numérisé non relu

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treize des leurs. Pour la première fois l'Allemagne, oà venait de se constituer la trop fameuse Sozialdemokratie, figura au Congrès par un nombre notable de délégués: ony vit Rittinghausen, Wilhelm Liebknecht; plus deux Allemands]de Genève, Becker, représentant quasi-officiel de Marx, et Amand Goegg ; plus un Allemand habitant Zurich, Greulich, qui a joué pendant la guerre de I9i4un rôle sur lequel nousreviendrons plus loin'; plus un Allemand de Paris, Hess, plus deux Allemands de Londres représentant le Conseil général, Eccarius et Lessner; plus d'autres Allemands de Suisse et deux Allemands d'Autriche.

Tous ces Allemands constituèrent à Bâle un véritable bloc germanique smYdi.nt en tous points les instructions de Marx et s'opposant de la façon la plus nette et la mieux tranchée aux délégués des autres nations. Dès ce moment se dessine la ligne de démarcation qui divisera en 1 872, après le Congrès de La Haye, l'Internationale en deux camps : le camp marxiste, composé des membres de la Sosialdemokraiie allemande, des Autrichiens et des socialistes de la Suisse allejnande; le camp antimarxiste, composé de tout ce qui dans V Internationale n était point allemand. Déjà à Bâle les deux groupes se heurtèrent, et le délégué belge Hins opposa en termes parfaitement clairs la politique de la Sozialdemokratie à celle de l'Internationale 2.

A ce Congrès Marx subit une défaite sur la question de l'héritage, mais il remporta un succès, gros de conséquences pour l'avenir, sur la question de l'organisation de l'Internationale. La question de l'héritage avait été placée à l'ordre du jour du Congrès sur la demande du Comité fédéral romand (Suisse française); cette question gênait Marx, qui y vit le résultat d'une

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