‹ L'Internationale et le PangermanismeChapitre 169 sur 208 · I. Daudé-Bancel, le Mouvement ouvrier français et la Guerre · texte numérisé non relu

I. Daudé-Bancel, le Mouvement ouvrier français et la Guerre

Russie dont la fidélité dans les épreuves, l'indomptable énergie, le courage déployé sur les champs de bataille resserreraient, s'il était possible, les liens d'une alliance sacrée ».

Les formules de Londres n'étaient pas seulement répudiées par le gouvernement et le Parlement français. Elles l'étaient par le député socialiste belge Jules Destrée qui demandait : (( Pourquoi laisser croire que l'attaque repoussée et le territoire libérés ce serait la fin de la guerre? » Elles l'étaient par Gustave Hervé*, qui expliquait <( l'Encyclique de Londres » par l'influence des socialistes allemands et des socialistes de culture allemande et qui disait brutalement : (' Si c'était pour accoucher de ce pou {sic) les socialistes des pays alliés auraient mieux fait de rester chacun chez soi. » Elles l'étaient par Albert GouUé, ancien combattant de la Commune, dans son journal le Salut mondial. René Chauvin, ancien député du parti ouvrier français, et Jean Allemane, ancien député du parti ouvrier socialiste révolutionnaire, écrivaient : (( 'Nous ne pouvons^ sans protester, laisser passer la singulière résolution de la conférence dite socialiste de Londres disant qu' « aussitôt après la « guerre les travailleurs des différents pays industriels u devront se réunir dans l'Internationale ». L'Allemagne est un pays particulièrement industriel. Alors les membres de la Sozialdemokratie prussienne, tueurs de femmes et d'enfants, seraient donc, après comme avant, admis à délibérer fraternellement avec les travailleurs des autres pays! Non! une pareille monstruosité n'aura pas lieu. Et dès aujourd'hui nous mettons au défiles délégués de la Conférence de Londres de tenir en France, après la guerre, un congrès international où les Siidekum et autres espions de Guil-

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