‹ L'Internationale et le PangermanismeChapitre 176 sur 208 · Numéro du 21 octobre igiS · texte numérisé non relu

Numéro du 21 octobre igiS

2. La Sentinelle, organe des socialistes du Jura (bernois), 21 octobre igiS.

significative du journal socialiste suisse la Sentinelle y qui, depuis quelque temps déjà, faisait campagne pour XdLpaix immédiate et, tout en assurant la Belgique et la France de ses sympathies, les invitait* à demander la paix à l'Allemagne ! Peu après, à une forte majorité, la Sozialdemokratie suisse, au Congrès d'Aarau, approuvait l'œuvre du Congrès de Zimmerwald.

Les résolutions de Zimmerwald- cherchent à faire disparaître les responsabilités très précises de l'Allemagne dans la guerre par les commodes déclamations contre l'impérialisme ; elles se refusent à chercher quels sont (( les responsables immédiats du déchaînement de cette guerre » : elles réclament la u paix très prochaine » ; elles condamnent toute annexion, mais sans dire un mot de V Alsace-Lorraine ; elles veulent aussi une paix « sans indemnité de guerre », c'est-à-dire sans réparation d'aucune sorte four les victimes de Vagresion allemande. Elles demandent, enfin, aux socialistes des pays belligérants de renouer immédiatement les liens internationaux.

A peine revenus de Zimmerwald, Alerrheim et Bourderon commençaient au sein de la Fédération socialiste de la Seine une propagande pour la paix immédiate; ils adressaient aux organisations du Parti une circulaire les appelant à s'associer à leur action. Ils trouvaient aussitôt un appui dans la XIV" section de la Seine, chez certains éléments de la Fédération de Seine-et-Oise, et surtout dans les Fédérations de l'Isère, du Rhône et de la Haute-Vienne. Le Populaire du Centre déclarait : « Nous ne voyons pas en toute conscience, ce que nous aurions à perdre à écouter les propositions que l'on pourrait nous faire, quelles qu'elles soient. » Le Droit du peuple, de Grenoble, annonçait la réunion d'un Congrès socialiste interna-

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