Cf., l'Humanité, 12 novembre igiS
tional dont l'initiative serait prise par la Fédération de l'Isère.
Le Parti socialiste sentit la nécessité de combattre cette propagande suspecte, <( contraire aux intérêts de la défense nationale et à l'organisation nationale et internationale du socialisme ». A l'unanimité, la Commission administrative permanente vota un ordre du jour* « invitant toutes les Fédérations et leurs sections à éviter même l'apparence d'une participation quelconque à cette propagande». ((En présence, disait la C. A. P., des efforts faits par deux citoyens pour porter dans la Fédération de la Seine une propagande basée sur les résolutions d'une réunion tenue en Suisse, à Zimmerwald, où ils s'étaient rendus, sans aucun mandat du Parti, pour y conférencier sur la question de la paix avec d'autres socialistes des pays neutres ou belligérants, pour la plupart eux-mêmes sans mandat, la C. A. P. rappelle qu'elle s'est refusée à participer à cette réunion comme aux réunions de même ordre organisées depuis le début de la guerre ; . . . elle affirme de nouveau qu'une paix durable ne peut être obtenue que par la victoire des alliés et la ruine de l'impérialisme militariste allemand, que toute autre faix y toute paix prématurée^ ne serait qu'une trêve ou une capitulation. » La C. A. P. rappelait les décisions prises en ce sens par le Conseil national le 14 juillet 191 5.
Quelques jours après, le 14 novembre, les membres de la Fédération du Nord et l'Union départementale des syndicats ouvriers de ce département, (( encouragés par de multiples renseignements des régions envahies, les invitant à prendre courage et patience... ayant, en outre, une foi inébranlable dans le succès de nos armées », votaient à l'unanimité un ordre du jour^