Brupbacher, Marx utid Bakunin, p. 79 sgq
2. Cf. notre introduction à la traduction française d'Engels, Philoso-phie, Economie folitiqtie, Socialisme, Paris, Giard et Brière, 191 1.
écrit' : (( Bientôt après le Congrès de Bâle, Marx commença à se déchaîner contre Bakounine ; on ne peut que regretter qu'il ne l'ait pas fait ouvertement et sur le champ de bataille des idées. » Ainsi Hubert Lagardelle qui dit nettement dans le Mouvement socialiste^ : « Même si Bakounine avait tort, l'historien impartial dira qu'on avait usé contre lui des pires moyens. » Ainsi le socialdémocrate Allemand Michels qui déclare^ que Marx était terrible dans la polémique (( non seument en raison de ses énormes qualités scientifiques, mais malheureusement aussi d'une insouciance et indifférence vraiment inouïes dans l'usage des moyens 'pour combattre ses adversaires. Il était absolument incapable de faire une polémique sans calomnier, outrepassant les limites, tournant les faits de manière à changer le blanc en noir. »
Le plus triste monument de cette méthode est sans doute le pamphlet intitulé V Alliance de la démocratie socialiste contre V Association internationale des travailleurs, qui sortit en septembre 1873 de la collaboration de Marx avec Engels et Lafargue. Ce libelle plein de basses calomnies révolta même les partisans de Marx et les adversaires de Bakounine, comme Pierre Lavroff qui en blâma sévèrement les auteurs dans son journal Vpered. Le tnarxiste Allemand Bernstein, lui-même, a reconnu^ que cette brochure a fait un tort infini à Marx, qu'elle l'a fait partout apparaître comme le représentant typique de tous les mauvais côtés d'un savant allemand, qu'elle lui a aliéné tout le monde socialiste russe. Et ce marxiste allemand, qui a été pendant de longues années le confident favori