‹ L'Internationale et le PangermanismeChapitre 44 sur 208 · Bakounine, Œuvres, édition Guillaume, t. II, p. XLII · texte numérisé non relu

Bakounine, Œuvres, édition Guillaume, t. II, p. XLII

ment patriotique de 1792 n'est rien en comparaison de celui que vous devez faire maintenant, si vous voulez sauver la France. Donc, levez-vous, amis, au chant de la u Marseillaise », qui redevient aujourd'hui le chant légitime de la France, tout palpitant d'actualité, le chant de la liberté, le chant du peuple, le chant de l'humanité, car la cause de la France est redevenue enfin celle de l'humanité. En faisant du patriotisme, nous sauverons la liberté universelle. « Un correspondant du Volksstaat, journal de Liebknecht, dûment instruit par Marx, ayant écrit que les ouvriers parisiens étaient (( indifférents à la guerre », Bakounine s'écrie : « En restant passifs devant cette invasion, les ouvriers français ne trahiraient pas seulement leur propre liberté, ils trahiraient encore la cause du prolétariat du monde entier, la cause sacrée du socialisme révolutionnaire. »

11 montre l'esclavage, la honte et la misère comme les fruits inévitables d'une victoire allemande et prêche la résistance à outrance contre la Prusse. « La France, écrit-il, en balayant de son territoire les armées du roi de Prusse, aura du même coup affranchi tous les peuples d'Europe et accompli l'émancipation sociale du prolétariat^. »

Dans le Manuscrit de cent quatorze pages rédigé à Marseille^, Bakounine lègue à la postérité ces nobles et profondes paroles : « Je n'ai point l'honneur d'être Français, mais j'avoue que je suis profondément indigné contre toutes ces insultes et profondément désespéré du malheur de la France... Je déplore amèrement le malheur de cette sympathique et grande nature, de ce généreux caractère national, et de cette intelligence lumineuse de la France, qu'on dirait avoir été formés

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