Kropotkine, ^n^owr d'une lie, p
2. Les partis conservateurs avaient d'ailleurs absolument raison sur.ce point depuis le Congrès de Bâle et surtout la Conférence de Londres. On lira avec intérêt le discours très important prononcé par le grand homme d'Etat espagnol Canovas del Castillo : Fragmentos de un discurso parlamentario acerca de la Internacional, in Problemas contemporaneos t. I, p. 402, Madrid, Ferez Dubrull, 1884.
belges, et la nécessité de procéder à la révision des statuts de l'Internationale. De même, les socialistes hollandais se déclarèrent partisans de l'autonomie. En France, à l'exception des blanquistes, tous les révolutionnaires étaient, comme on le disait dans la langue politique de l'époque, « fédéralistes» ; de nombreuses sections françaises, dont quelques-unes groupées en fédérations régionales, étaient en correspondance continue avec la Fédération jurassienne; en dehors de ces sections, qui menaient, en raison de la législation alors régnant en France, une existence occulte, fonctionnaient officiellement environ cent cinquante chambres syndicales animées des mêmes sentiments fédéralistes; Jules Guesde, était à ce moment le prédicateur ardent des idées jurassiennes, il attaquait avec vigueur le parlementarisme et la « comédie du suffrage universel», et dénonçait âprement les intrigues des marxistes pour accaparer l'Internationale.
La riposte publique de Marx consista en une petite brochure, approuvée par les membres du Conseil général, qui parut au mois de mars 1872, sous le titre les Prétendues scissions dans V Inlernationale : selon la juste caractéristique de Brupbacher "*, <( Marx n'y discute pas des idées, mais fait des personnalités ; quiconque ne se soumet pas est un intrigant et un rebelle )) ; les attaques les plus vives, souvent les plus perfides, y sont prodiguées, non seulement contre Bakounine et les socialistes du Jura suisse, mais contre plusieurs proscrits français de la Commune. Dans le Bidletin de la Fédération jurassienne du i5 juin, James Guillaume et quelques « communards », Malon, Claris, Montels n'eurent aucune peine à réfuter les accusations mensongères contenues dans ce pamphlet.
Plus redoutable fut V activité de Marx pour désorga-