‹ L'Internationale et le PangermanismeChapitre 69 sur 208 · Ibid., II janvier · texte numérisé non relu

Ibid., II janvier

5. (( Un sans-patrie » dans la Guerre sociale, 17-23 Janvier 19 12.

Wagram : « Oui parfaitement! Vive V Allemagne] Vive la Sozialdemokratie allemande ! Vive le peuple allemand en marche vers la République sociale^ ! » cet enthousiasme allait jusqu'à lui faire dire que « le peuple allemand a dans son passé la plus grande Révolution peutêtre des temps modernes, la Réforme protestante'^ », ce qui est faire beaucoup d'honneur à Luther et trop bon marché de la Révolution française.

Dans les Congrès internationaux les chefs de la Sozialdemokratie apparaissaient comme les grands prêtres d'une religion auguste dispensant aux fidèles des enseignements sacrés. L'autorité d'un Bebel notamment avait quelque chose d'un pouvoir religieux : son biographe, le député socialdémocrate Wendel, rappelle avec satisfaction^ les marques d'adoration qui lui furent prodiguées au Congrès de Baie en 1912, au Congrès de Berne en 191 3. Sa parole avait à ce point force de loi qu'un journal allemand (( avancé », le Simplicissimus, montrait dans un dessin Bebel et le tsar de Russie l'un à côté de l'autre avec cette inscription : « Deux autocrates*. »

Bien que Bebel eût tout fait depuis plusieurs années pour aggraver les difficultés franco-allemandes en animant le chancelier de Bùlow contre la France dans la question du Maroc 5, le soixante-dixième anniversaire du chef socialdémocrate fut célébré à Paris par une grande solennité. Sous les auspices de la Commission administrative du parti socialiste unifié, le Club de lecture des socialistes allemands à Paris organisa une réunion dont VHwnanité rendait compte en ces

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