‹ L'Internationale et le PangermanismeChapitre 70 sur 208 · Cf. Laskine, les Socialistes du Kaiser, p · texte numérisé non relu

Cf. Laskine, les Socialistes du Kaiser, p

termes 1 : <( Jaurès termine par quelques mots en langue allemande qui déchaînent un enthousiasme splendide pendant que Schreyer, le secrétaire du Leseklub, pousse avec l'assistance le <( Hoch ! Hoch! )> traditionnel allemand pour Bebel et Jaurès. La chorale Arbeiiersàngerbundy qui avait commencé la réunion par un chœur, l'a clôturée par V Internationale reprise par tous les assistants. »

Et il faut voir là tout autre chose qu'une simple manifestation de courtoisie, car la veille-, dans son leader-article, V Humanité disait : (( L'Internationale vénérera et fêtera fraternellement le Fiihrer, le guide aimé, »

Ainsi un Allemand était ouvertement proclamé le chef, le conducteur (Fuhrer) et le guide de toute l'Internationale.

Quelles ont été les causes de cette hégémonie allemande, c'est ce qu'il s'agit maintenant de rechercher. Parmi elles, nous savons qu'il faut se garder de négliger les intrigues et les manœuvres de toute espèce : nous en connaissons déjà un bon nombre, et, comme on le verra dans la suite, l'infatigable travail souterrain de Marx et d'Engels a été pour une grande part dans la reconstitution d'une seconde Internationale entièrement germanisée. La théorie de Marx sur l'histoire est, comme on sait, une doctrine déterministe qui déclare purement illusoire et absolument vaine l'action des individus : mais la pratique de Marx n'était nullement d'accord avec cette théorie, car, tandis qu'il enseignait que l'évolution sociale s'accomplit selon des lois rigides oii la volonté des individus n'a point de part, il nouait de tous côtés de savantes intrigues, éla-

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