Fribourg, É»^. cit., p
politique ». Quelles que fussent les opinions individuelles de ses membres, l'Internationale devait « comme corps constitué , s' abs/enir absolument de toute ingérence dans les affaires -politiques de la France ^ » et de tout autre pays. C'est ainsi qu'au Congrès de Genève, malgré leurs sympathies hautement avouées pour la Pologne, les délégués français demandèrent et obtinrent que le Congrès s'abstînt d'émettre un vote sur la question polonaise^. De même, ils n'admettaient point que l'Internationale ouvrière eût à imposer à ses membres telle ou telle philosophie, telle ou telle religion, telle ou telle irréligion : ce sont les Français qui, au Congrès de Lausanne, dissuadèrent l'Internationale de se prononcer pour l'athéisme 3.
Dans la pensée de ses fondateurs français l'Association des travailleurs ne devait point être ce un instrument de guerre aux mains de quelques maniaques sanguinolents » {sic)^. aElle était née d'un désir de pacification universelle y par les seules armes de la vérité et du /mT^â://... Elle était la plus grande tentative faite depuis l'origine des sociétés modernes pour aider le prolétariat kconc[\xévir pacifiquement y légalement et moralement la place qui lui appartient au soleil de la civilisation ^. »
Telleétait l'Internationale avant que, pour le malheur de la France, de la classe ouvrière et du socialisme, Karl Marx et la Sozialdemokratie en eussent fait leur instrument. Comme on l'a très bien dit^, « la croissance, non seulement de la doctrine, mais du parti socialiste aurait passé par des crises moins ingrates, si la claire