‹ L'Internationale et le PangermanismeChapitre 72 sur 208 · Cité par Heinemann, of. cit., p · texte numérisé non relu

Cité par Heinemann, of. cit., p

2. Cité par Jean Bourdeau, les Socialistes allemands, Revue des Deux Mondes, i" octobre igiS, p. 547, 555, 556.

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victoire syndicaliste la prise d'Anvers. On attendait la « grève générale contre la guerre » des mêmes hommes qui, dès la guerre déclarée contre la Belgique et la France ont, comme le rappelle ûèrement le socialdémocrate Heinemann' <( décidé démettre un à la plus petite grevé partielle, quand bien même celle-ci n'aurait intéressé qu'une demi-douzaine d'ouvriers ».

Ainsi, par un étrange paradoxe, la puissance d'organisations pangermanistes créait au « socialisme » allemand des droits à gouverner l'Internationale. Bien avant la guerre, un Allemand, Eugène Diihring, disait que les socialistes allemands n'ont aucun sentiment de la liberté et que (( la Sozialdemokratie marxiste est un des partis les plus rétrogrades, et essentiellement réactionnaire^. » C'est ce parti réactionnaire qui conduisait à sa guise et dans son intérêt les révolutionnaires de tous les pays.

Il aurait suffi pourtant de s'interroger sur les conditions et les raisons de la prospérité de la Sozialdemokratie pour ne pas s'en laisser imposer par elle. On pouvait s'en rendre compte bien avant la guerre : la Sozialdemokratie n^ était si puissante que parce que tous les Allemands ont des âmes d'esclives. Le rapport entre la formation du « grand parti socialdémocrate » et la servilité foncière de l'âme germanique est si évident que les Allemands eux-mêmes n'ont pas été sans l'apercevoir, u En Allemagne, a dit Marx, le travailleur croit à Vautorité^ », et Eduard Bernstein, dans son élude sur le syndicalisme allemand*, a confirmé ce

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