‹ L'Internationale et le PangermanismeChapitre 78 sur 208 · Cf. Stieklow, Die Bakunistische Internationale, p · texte numérisé non relu

Cf. Stieklow, Die Bakunistische Internationale, p

cette volte-face; en revanche le Vonuàrts annonça en termes très favorables^ la fondation de la nouvelle Fédération.

En Suisse -, les socialistes des cantons de langue allemande avaient toujours été en contact étroit avec les socialistes allemands, et ils avaient été, comme nous l'avons vu, parmi les tenants de Marx dans la première Internationale : les autonomistes du Jura n'eurent pas d'ennemis plus perfides que le leader des socialistes de la Suisse alémanique, Hermann Greulich, dont on verra plus loin quel a été le rôle pendant la guerre de 19 14. La Schweizer Sozialdemokratische Partez fut une véritable filiale de la Sozialdemokratie allemande.

Les socialistes belges^ avaient été dans la première Internationale les adversaires tenaces de l'hégémonie allemande et ils avaient pour cette raison été l'objet de la défiance et de la haine de Marx. Les idées proudhoniennes dominaient à Bruxelles et dans les sections wallonnes, notamment à Verviers, et inspiraient le journal la Liberté qui paraissait dans la capitale de la Belgique. Le socialisme allemand commença, chose remarquable, à prendre pied chez les ouvriers flamands : le journal Weeker d'Anvers fit une propagande intense pour les idées germaniques; et dans son rapport au Congrès de Berne en 1876, César de Paepe constatait* que (( les Belges cherchaient à se rapprocher de plus en plus de la tactique des socialistes allemands ». La section de Verviers resta très longtemps hostile au

1. Le texte de cette note est réimprimé dans la Neue Zeit, XXXII, p. II- 13. Rjasanoff a démontré que la note du Vorwàrts a pour auteur Engels lui-même, et il n'est pas douteux que Marx lui-même ait encouragé les efforts de Bignami. Cf. Engels à Sorge, Eastbourne, 23 février 1894, Briefe an Sorge, p. 414-

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