‹ L'Internationale et le PangermanismeChapitre 85 sur 208 · Marx à Sorge, 5 novembre 1880, Briefe an Sorge, p · texte numérisé non relu

Marx à Sorge, 5 novembre 1880, Briefe an Sorge, p

2. Marx croyait à ce moment, à tort, il est inutile de le dire, que M. Clemenceau venait, sous l'influence de Charles Longuet, de passer dans le camp marxiste. Même lettre.

socialistes allemands » dont M. Deschanel parlait dans son discours de 1894; il publiait à ce moment même, à Pans et à Bruxelles, une petite feuille de propagande marxiste, d'un format très exigu qui permettait de l'envoyer dans un enveloppe de lettre ordinaire*; il a été l'un de ces agents de la Sozialdemokratie chargés de nourrir dans les partis socialistes de l'étranger une confiance et un amour aveugles pour l'Allemagne : c'est lui qui, notamment, à la Conférence interparlementaire de la paix et de l'arbitrage en 1895, » rappelant les paroles prononcées à Kiel par l'empereur Guillaume, assurait que l'Allemagne souhaitait sincèrement la paix » : et la Revue socialiste recueillait aussitôt pieusement cette a assurance^! »

Dans son étude sur les Débuis du socialisme marxiste en France'^, M. Charles Mauger prétend, il est vrai, que Jules Guesde n'a subi aucune influence étrangère et que ce n'est pas sous l'influence de Hirsch qu'il adopta les doctrines collectivistes. L'argument qu'il apporte à l'appui de sa thèse est le suivant : (( Hirsch fréquentait Guesde et ses amis, mais il était assez mal vu; les socialistes à cette époque n'étaient pas internationalistes et la patrie de Hirsch devait suffire à le leur rendre suspect ». Malheureusement, si la très grande majorité des socialistes français n'étaient pas internationalistes à ce moment, Jules Guesde l'était déjà, ainsi que le prouve, entre autres textes, l'article sur V Œuvre internationale du Congres de Roubaix publié par lui dès 1876 dans le Cri du Peuple'*. Malheureusement encore, l'Allemand Hirsch, qui aurait dû être suspect aux socialistes français, ne l'était pas à Jules Guesde, puisque

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