Revue socialiste, iSqS, p
4. Et reproduit dans Çà et là, par J. Guesde, Paris, Rivière, p. 204.
ce dernier parlait en 187S d' « un Allemand, son ami Hirsch » aux juges de la dixième Chambre du tribunal de la Seine' et puisque Hirsch collabora, comme M. Mauger le déclare lui-même', au journal l'Égalité publié par Jules Guesde et ses amis. L'argument que donne M. Mauger pour essayer d'établir que les idées soutenues par V Égalité n'étaient « point de provenance prussienne » est, par conséquent, dépourvu de toute valeur.
Sans doute, les rédacteurs de l'Égalité, dont le premier numéro parut le 18 novembre 1877, n'étaient point initiés à tous les arcanes du marxisme, mais cela n'empêche point qu'ils n'en aient été les actifs propagateurs : il est même possible qu'ils eussent été des marxistes moins enthousiastes, s'ils avaient mieux connu le marxisme^. En tout cas, ce qui importe et ce qu'on ne peut nier, c'est que : « les idées que Guesde va s'efforcer de répandre par l' Égalité seront bien celles du révolutionnaire allemand... C'est au socialisme marxiste que Guesde et ses collaborateurs vont peu à peu convertir le prolétariat français )>'* ^
Guesde avait maintenant pour la Sozialdemokratie allemande la plus vive sympathie et l'admiration la plus profonde : et il s'empressa naturellement de nouer des relations avec elle : Liebknecht et Bebel sont donnés dans l'Égalité comme les correspondants de ce journal pourl'Allemagne. Dans sonnumérodug juin \^y^,l'Éga-