Interview publiée dans VEcho de Paris, 9 septembre igoS
importent les classes, X^s religions, les opinions... Je me suis trouvé souvent avec des Allemands; ces gens-là ont d'autres conceptions que les nôtres, et cettx qui représentent de Vautre côté du Rhin mes idées politiques sont logés à la mhne enseigne : un commerçant allemand est avant tout un pangermaniste ; un socialiste allemand est avant tout un pangermaniste. Le moment est donc bien choisi pour prêcher le désarmement, lorsque, le long de notre frontière, vivent des millions d'hommes qui ne rêvent que d'agrandir leur pays et par là même leur puissance ! »
Cette voix aurait mérité d'être mieux écoutée par la classe ouvrière française que celle des rhéteurs enivrés de paroles et des germanophiles aveugles.
De même, en octobre 1906, les élus de l'ancienne Fédération (possibiliste) des travailleurs socialistes de France, Paul Brousse, Dubois, Rozier, députés ; Brunet, Heppenheimer, etc., conseillers municipaux, d'accord avec les citoyens Breton, Basly, Devèze, Fournier, Lamendin, Poulain, etc., adressaient au Parti socialiste uniûé une déclaration où l'on peut lire ces passages : « A la violence stérile et aveugle, nous préférons l'effort conscient et fécond. Sans jamais perdre de vue notre but final, qui est la transformation fondamentale du régime social actuel, nous entendons nous attacher passionnément à l'œuvre des réformes et apporter chaque jour au prolétariat plus de bien-être et de liberté, c'est-à-dire plus de puissance pour son émancipation... Islous considérons comtne monstrueuse, comme antisocialiste au premier chef, comme néfaste aux intérêts du Parti la propagande antipatriotique entreprise par un groupe tapageur qui cherche à introduire dans le Parti socialiste les théories et les méthodes de l'anarchisme '. »