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RESOLUTIONS

du Congrès de la Chaux-de-Fonds, concernant la question ^l^ fitude de l'Internationale envers lesgSrne-

« 1. Nous combattons l'abstention politique comme fu- « este par ses conséquences pour notre œuvre commune. « 2. Quand nous p.-ofessoiis l'intervention politique e « les candidatures ouvrières, il est bien entendu qi ê nous « ne croyons point que nous puissions arriver à notïl « émancipation par la voie de la représentation ouvrS « dans les conseils législatifs et exécutifs. Nous savons fort ! i"en que les régimes actuels doivent nécessairement être c( supprimes ; nous voulons seulement nous servir de cette « représentation comme d'un moyen d'aqitation qui ne « doit pas être négligé par la tactique que nous avons à « suivre dans notre lutte.

« 3. L'intervention da'ns la politique étant pour nous un

méîi dï ÎgThi'TS '^? '' T^^-f.? été publié par VE<,aHlé(nxxmero du 16 aynl 18,0) et par la SoUdarilé des 16 et 23 avriU870.

« moyen da^iitahon, il est évident que notre grand but « tend à la transformation intégrale des rappoi-ts sociaux « et que, pour nous, toute agitation est subo donm'e ^J « mouvement socialiste et ne lui sert que de mo en ce Z « du reste est confirmé par ies statuts généraux dVnoe « Association, avec lesquels nous ne devons pas et 4 en « contradiction. ^ ^ ^"

„ 'riJ; ^^" ^'^""^' }^ ^^^ ^^^« entendu que V Internationale

qu nist que la forme préparatoire de l'avenir e\ m^l « cette organisation doit embrasser toutes 1 's n amTeTa! ons de la vie ouvrière. C'est en ce sens que nou adlé- « -ons plemcment à l'idée de la Représentation 7i travail

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« proche avenir, H ne peut et ne doit exister qu'une seule

: ^.^P''^^^^»fafon dirigeant ou statuant les in?éré^ S-

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« tlnnoi; "' f ?''-^"' P^'' ""'' ^^ situation de l'interna- - ona le qu elle doive intervenir comme corporation d.L

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« nombre de membres de l'Internationale étanl é anCs : Z r^'P'f' ^ 'P'^'^ '^ '^*' ''«««""US comme citoyenf dû « .^SL°" ' ' f' ''••'"^■^"*' "^^'« "ous croyons mS^- « (uellement chaque membre doit intervenir au a nne ^ taire se peut, dans la politique, en se co fomai taux « principes que nous venons d'exposer. » "^'^'^"t aux

Un Congrès provincial a été tenu le 20 février 1870 h Li Cm ' v' '' Pl'^^'^'^"ce du compagnon Van Messe 'de

Nous devons ajouter que la Fédération rouennaise avait i-is I initiative d'un Congrès français qui de ait 'ouvnr à ^ouen le 15 mai, mais dont la réunionna dû èii^e ajournée

(1} MirabeoH, du 6 mars. 1870.

nombreuses grèves dont elle a assuré le succès, à ses meetings, à ses journaux, à ses manifestes, à sa puissante organisation, à ses procédés d'affiliation et aux ressources dont elle dispose, elle a agrandi successivement le cercle de^on influence et augmenté le nonbre de ses adhérents. C'est en Suisse qu'elle avait établi dès le principe son principal centre d'action ; les conditions politiques de ce pays devaient lui permettre de s'y généraliser et d'y obtenir des résultats possitifs ; dès 1867, des groupes étaient formés à Genève, Carouge, Lausanne, Vevey, Montreux, Nentchâtel, la Chaux-de-Fonds, le Locle, Sainte-Croix, Saint-Imior, Verviers, Sonvillier, Bienne, Moutier, Beaucourt, Zurich, Baie, Berjie, Tramelan, Wetzikon, les Breulcux et les Bois. .

Les adhésions se multipliaient, les Sociétés ouvrières s'organisaient et l'union des travailleurs s'affirmait chaque jour davantage. Les Congrès de Genève et de Lausanne venaient encore resserrer ces liens et donner une nouvelle impulsion au développement de l'Internationale.

A la môme époque, des tentatives étaient laites en Belgique ; la grève des vanniers et des cigariers belges était le point de départ. Des relations s'établissaient entre Bruxelles et le Conseil général ; une section dite Fédération bruxelloise était fondée dans cette ville ; les ouvriers de Liège, Bruges, Gand et Anvers suivaient la même voie. Les événements survenus dans les bassins houillers de Charleroi, et plus tard, « les massacres de Seraing et du Borinage » venaient à leur tour hCuer la marche de l'Internationale. Des meetings étaient donnés dans toutes les villes et villages industriels ; à Gand, une fédération de :23 sociétés ouvrières s'affiliait à l'Internationale; la section bruxelloise prenait chaque jour une nouvelle extension, et ses délégués aux Congrès de 1868 et de 1869 témoignaient par leurs nombreux rapports de l'activité de cette section. Un journal fondé par ses soins initiait les travailleurs au mouvement de la classe ouvrière et aux progrès dvjh réalisés. Aujourd'hui, la Belgique est de toutes les contrées celle où l'Internationale compte le plus de sections, comme nous l'établirons plus loin.

En 1865, les ouvriers français, qui avaient eu l'idée mère de cette vaste association, établissaient un centre d'action à

Paris; mais le rôle de l'Internationale, en France, devait être difficile. La liberté de réun'on et d'association n'existait pas, il fallait agir avec prudence et circonspection. Toutes les tentatives faites par le Conseil général i)our faire entrer en-France les carnets contenant les statuts et les règlements de l'association étaient demeurées sans résultat, et l'administration française multipliait les obstacles à son développement. Cependant une seconde section se formait à Rouen sous l'impulsion d'Aubry. Ces deux sections étaient représentées au Congrès de Genève, et quelques adhésions étaient même recueillies à Lyon parles soins d'un comité. En 1867, les membres de l'Internationale commençaient à affirmer leurs principes et à répandre dans la classe ouvrière les idées de mutualité et de solidarité. La cause du prolétariat gagnait du terrain ; des groupes se formaient à Marseille, Fuveau, Bordeaux, Neuville-sur- Saône, Caen, Condé-sur-Noireau, Vienne, Villefranche (Rhône) ; chacune de ces sections envoyait un délégué à Lausanne..,Bientôt le pouvoir croissant de cette association se manifestait dans les gi'èves de Paris, d'Amiens, de Roubaix et de Genève ; l'attention du gouvernement était éveillée sur les manœuvres occultes de l'Internationale ; deux Commissions de la fédération Parisienne furent successivement condamnées. Cette poursuite amena la dissolution de la plupart des autres ; un temps d'arrêt se produisit. Mais cette période ne pouvait être âe longue durée, bientôt les sections se réorganisèrent. D'ailleurs, il faut bien le reconnaître, l'agitation des esprits, la loi nouvelle sur le droit de réunion, les efforts des socialistes, la multiplicité des grèves, les événements politiques, la tolérance du gouvernement, les difficultés toujours croissantes de la situation, le succès des candidatures radicales 'et la nécessité d'assurer le triomphe d'une révolution dont on prévoyait la 4)0ssibilité, furent autant de causes qui contribuèrent à précipiter le mouvement. Lyon, Marseille, Rouen, Saint- Etienne, la Ciotat, Aix, Paris, Elbeuf, Rethel, Limoges, Lille, Besançon, Roubaix, Mulhouse, Brest, le Creuzot, Fourchambauld, deviennent le siège de sections importantes. Nous verrons tout a l'heure avec quelle prodigieuse rapidité s'est développé et généralisé l*esprit d'association. Pendant ce temps, l'Internationale s'implantait en Italie,

et Naples devenait le centre d'une forte section ; en Angleterre, les Trades-Unions s'affiliaient à l'Internationale : le Conseil g«'néral entrait en relations avec le Labour-Union des Etats-Unis et avec l'Union Internationale des fondeurs de fer.

La Hollande sortait de son apathie ; Amsterdam, après la grande grève des charpentiers et typographes, voyait se fonder dans ses murs la première section de l'Internationale.

En Autriche et en Prusse, les associations ouvrières empêchées par les lois s'affiliaient individuellement. L'Union générale des ouvriers allemands agissait de concert avec l'Internationale dont elle hésitait encore à adopter officiellement les principes. En Espagne, des fédérations ouvrières se formaient sur tous les points, Barcelone était le foyer de ce mouvement; Madrid, Cadix et Palma, les principaux centres.

Présentons maintenant le tableau de la situation actuelle de rintern».tionale en France et en Europe.

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