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MEETING DE PROTESTATION

CONTRE l'eXPLLSIOX DU CITOYEN ROUI\

« Citoyen.---,

a L'hospitalité belge vient de subir une nouvelle atteinte par l'cxec pulsion du citoyen Robin.

a Nous engageons tous les citoyens qui ont horreur de l'arbitraire a et réprouvent énergiquement la loi sur les étrangers à venir pro- « tester avec nous contre une pareille mesure.

Œ Le meeting se lienJra lundi, !2 août, à 8 heures du soir, dans la « grande salle du CYGNE, Grande Place.

a Le Conseil fjènéral belge :

« Eug. Hns, Alph. Vandexhoitex, Ch. M.vetexs, C. de Paepe, J. A. Delvaox, p. Calewaert, C. Standaert, H. Lerycke, Eug. Steexs, D. Drismée, Guill. Brasseir, Uebrolwer, Verryckex, p. Roelants, Herreboldt et Plançox. »

{Interna liunale, 27 juillet 1869.)

Pièce b.

Adresse de l'Assemblcc générale de la section des Dames ■ aux Internationaux, à Bàle.

« Genève, le 8 février 1869.

a Frères et sœurs internationaux de Bàle,

a Les sociétaires de la section des femmes de Genève ont contria bué individuellement aux quêtes et aux souscriptions faites au

« cercle pour vous venir en aide dans la lutte que soutient le tra- « vail contre le capital. Mais voulant vous donner un témoignage « collectif do sympathie, elles oni voté, à l'unaniniité, dans hiur as « semljKe générale liu 7 février, l'envoi d'une somme de trente francs a disponible dai:s leur caisse, tout en exprimcuil le regret que leur a section soit trop nouvelle pour posséder plus en ce moment. Cet a envoi a été annoncé immédiatement par le télégraplie.

« Nous désirons vivement être mises en rapport direct avec les a femmes de la section ouvrière de bàle, qui a été dissoute, afin « d'a\oir par elles des renseignements sur leur situation actuelle el « sur celle de leurs enfants.

« Elles peuvent nous écrire en allemand. On traduira.

« Adresser les lettres à la présidente du Comité d'action de la a section des femmes, au Cercle des Quatre-Saisons, à Genève.

« Salut fraternel. »

{Egalité, 13 février 1869.)

Pièce G.

LETTRE DO CONGRÈS DE .MJnE.MBERG {(raJuciiou).

« 7 septembre 1868.

« Au congrès international de Bruxelles.

« Le Congrès des Associations ouvrières allemandes réunies à Nua remberg vous salue fraternellement. Votre programme est le sien. « En avant donc, frères, nous vous suivons, et nous triompherons « ensemble de noire ennemi commun : le Capital.

« Noire Congrès a voté l'affiliation de 50,000 travailleurs allemands a à votre grande Association. 11 vous envoie, en signe d'alliance, le a compagnon Frédéric Biitter, avec pleins pouvoirs pour nous reac présenter auprès de vous.

K H. Bhôm, C. Bull, président, D"" Kirchner, » ^

TKLÉGRAMME DE BRUNSWICK [traduclion).

Au Président du Congrès de l'association internationale de Bruxelles-

« WolfenbuUel, le 6 septembre 1868.

•c Beaucoup de démocrates socialistes du Brunswick, réunis àWol- « fenbiiitel pour célébrer l'anniversaire de leur fomlation, envoient « leurs SMJuiations au Congrès de l'Inlernaiionale à Bnivclles, et apte puient la résolution de l'assemblée générale tenue à Hambourg, de « marcber d'accord avec toutes les sociétés ouvrières démocratiques a socialistes de tous les pays.

a En leur nom : Spier. »

LETTRE DU HOLSTEix [Iraduction^.

ce Neumunster, 5 septembre 1868.

a Monsieur Becker,

« Regrettant de ne pouvoir prendre part de parole et d'action aux « travaux du Congrès, notre cœur n'en vole que plus amicalement à a voire riMJContre. N.ius soubaitons à vos efforts, qui intéressent la a jeune Europe, un beureux succès.

« Au nom de nos démocrates socialistes Lassaliens :

a F. PlETZ ; SCULEVSBERG, »

TÉLÉGRAMME DE L.V HONGRIE {traduction).

a Peslb, le 7 septembre 1868.

« Au Congrès inlernalional de Bruxelles.

><■ Honneur à vous, vaillants champions du prolétariat! Luttez sans a. merci pour les droits de la masje travailleuse ! Nous sommes des « vôtres.

« L'AssociATiox orvRiiiRE de Pesth. »

(Extrait du Compte Rendu du Congrès de Bruxelles, p. 3-2 à 54.)

Pièce d.

Fragment cVan discours sur les principes et le but de l'Inlernalionale^ prononcé par Albert Richard, de Lyon.

<> Beaucoup d'entre vous, citùyens, se sont demandé :

a Comment se fait-il, qu'aprèstrois révolutions politiques aussi ra- « dicales que celli^s de 1789, 1830 et 1848, les travailleurs se trou- « vent encore aujourd'hui dans le même état de gêne et d'oppression a qu'auiiefois, au point de vue politique comme au point de vue oc économique. On dit : les travailleurs ont été trompés trois fois; le o: seront-ils une quatrième fois ? Comment faire^ pour qu'ils ne le « soient plus désormais? Voilà, citoyens, la grande question que « l'Associaion internationale est en train de résoudre, £t cela, f;ita- « lemeat, nécessairement pour ain-i dire, en même temps qu'elle « cherche à établir dans cha(iue pajs, dans chaque industrie, parte tout où son action peut s'étendre, dt*s rapports nouveaux fondés a sur la justice rationnelle entre le Travail et le Capital. Son action a peut être envisagée sous doux rapports : 1» Sous le rapport du a grand intérêt social général ; 2» sous le rapport des intérèis parli- K culiers de chaque localité, de chaque corporation et de chaque ia- Œ dustrie.

« Sous le premier rapport, nous l'avouons franchement et nous le « disons à qui veut l'entendre, nous sommes la contin nation logique, « à la fois iustinclive et scientifique du grand courant récolutionoc naire. Comme nos pères, nous voulons la liberté, comme eux, « nous voulons l'égalité : mais nous sommes la génération nouvelle, « nous combattons avec des armes nouvelles, avec des idées noua velles , et de même que nous avons déjà établi entre quatre inii- « lions d'hommes la sotidarilc révolutionnaire inleriiationale, nous Œ sommes eiitieroment convaincus que le jour n'est pas loin où nous a établirons la solidarité économique entre tous les travailleurs sur « les ruines du parasitisme bourgeois, gouvernemental et relilï gienx

<t C'est quelque chose que d'être républicain, mais ce n'est pas « tout : il faut encore être socialiste, et sons peine de rester élrantt ger à son époque et aux aspirations qui la caractérisent, sous

« peine d"êlro un réactionnaire d'une nouvelle espèce , l'homme de a progrès doit viser non-seulement à la fransfcrmalion des institua lions politiques, mais encore et surtout à la réorganisation du Ira-

« vail et de la propriété

a Le temps des dissertations et des péroraisons est passé : le moa ment de l'action est venu. Pendant que nous perdons un temps « précieux, nos ennemis continuant de nous rogner la laine sur le

«dos L'Association internationale leur a déjà ôté ianvie de

a rire : mais ce n'est pas tout, vous savez ce qui nous reste à faire. . . . «( 11 faut que les travailleurs fassent en tout et partout leurs affaires « eux-mêmes, et qu'ils ne placent plus, leur confiance dans ces pera. sonnalités bourgeoises qui savent si bien prononcer le mot liberté B et qui savent si peu ce que c'est que la liberté. »

Pièce e.

«La République est incompatible avec le. monopole, avec le « patronat. République veut dire Chose commune, dont Tavénement a n'est possible qu'à une seule condition : la propriété doit devenir <t coUeclice, sans cela point de Chose commune, point de vraie Répu- « blique. Il est impossible d'être exploité et citoyen, parce que l'ex- « ploité est surcbàrgé de devoirs sans avoir même le droit au t travail, sans lequel il faut mourir de faim; donc, le droit de vivre a aclUL'Ilement est un privilège qui n'est accordé qu'à quelques-uns,

« Avec un ordre de choses pareil, la Républiijue devient dérisoire; « elle laisse aux exploités un seul droit sacré, — le droit de protester « par tous les moyens contre les détenteurs de tous les autres droits, « contre les capitalistes qui, se réservant tous les droits, laissent « au prolétaire un fardeau de devoirs avec la misère pour récom- « pense.

« Il y a de ces doux rêveurs, voire même jusque parmi les gros « capitalistes, qui font bâtir des quartiers tout entiers, et qui pen- « sent qu'il y a lieu à une sorte de conciliation à l'arcadienne entre a eux et celui qui reste onze heures par jour sous le soleil brûlant, « exposé à la pluie et au vent pour construire les grands bâtiments a qui portent profit au propriétaire. Ils n'ont qu'à réfléchir cons- « ciencieusement et leurs doux rêves se dissiperont immédiatement. »

{Solidarité, 23 juin 18"0.)

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